CG3-7229.md

identifiantCG3-7229.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/10/19 00:00
titreNapoléon à François II, empereur germanique
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 7229. - </b>À François II, empereur germanique</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 27 vendémiaire an XI [19 octobre 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les sentiments que Votre Majesté Impériale veut bien m’exprimer dans sa lettre du 19 août m’ont vivement touché. Je la prie d’en agréer mes remerciements.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Son ambassadeur a dû lui faire connaître ce que je croyais possible de faire pour le prince Ferdinand[^1]. Je désire vivement que cela lui soit agréable. La paix avec Votre Majesté est le plus vrai de mes vœux ; je crois lui en avoir donné des preuves dans des circonstances importantes, et je regrette sincèrement que les deux États n’aient pas marché de concert pour terminer les affaires d’Allemagne ; il faut l’attribuer aux événements, qui ne l’ont pas voulu. Cependant il est vrai de dire que, de mon côté, je sens parfaitement que le concert de l’Autriche et de la France peut, plus que tout au monde, assurer la tranquillité de l’Europe.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Après deux guerres aussi longues et aussi sanglantes, peut-être, après tout, n’est-il pas étonnant qu’il y ait de l’éloignement et de la défiance entre les deux cabinets. Cependant Votre Majesté sent que, dans la position où se trouve la France, ayant des engagements pour les affaires d’Allemagne avec la Russie, la Prusse et la Bavière, il m’est impossible de ne pas suivre le système que j’ai adopté. Mais, l’Allemagne pacifiée, les deux cabinets parviendront à se mieux connaître, et pourront alors marcher avec plus de concert.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je conjure donc Votre Majesté de terminer promptement les affaires d’Allemagne. Elle aura, par-là, consolidé le repos de toutes les nations. Que Votre Majesté considère que c’est la fin des événements malheureux qui ont agité l’Europe depuis dix ans, et que désormais elle n’aura plus à s’occuper que de choses agréables, qui feront le bonheur de ses peuples, et la dédommageront des années trop orageuses qui se sont écoulées depuis qu’elle règne.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Que Votre Majesté veuille alors compter sur mon désir de contribuer au bonheur de son règne et à tout ce qui pourra lui être agréable.[^2]</p> [^1]: L’ancien grand-duc de Toscane. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, vendémiaire an XI, n° 37.</body>