| identifiant | CG3-7216.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1802/10/16 00:00 |
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| titre | Napoléon à Melzi d'Eril, vice-président de la République italienne |
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| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 7216. - </b>À Melzi d'Eril, vice-président de la République italienne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 24 vendémiaire an XI
[16 octobre 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les trente
ou quarante Vénitiens qui avaient été reconnus citoyens de la
République au Traité de Campoformio, paraissent avoir des droits
acquis, parce qu’ils les ont apportés avec la portion du
territoire vénitien qui est un élément primitif de la formation de
la République italienne ; mon honneur s’y trouve, d’ailleurs,
personnellement engagé, puisque les circonstances politiques ont
voulu qu’on autorisât l’Empereur à s’emparer de ce pays[^1].
C’est d’ailleurs une politique qui mérite attention que de ne
pas être injuste envers des hommes, qui ont encore le crédit de
l’opinion dans les provinces vénitiennes.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Dans les
circonstances actuelles, où se trouve la République italienne[^2],
à cause de l’accroissement d’armée que la France se trouve
obligée d’avoir sur pied pendant toutes ces années-ci, en
conséquence de l’irritation politique que produisent
nécessairement en Europe l’existence et la formation de cet État,
et vu surtout le petit nombre de troupes qu’entretient la
République italienne. Les fournisseurs, soit pour l’habillement,
soit pour les remontes, soit pour les fourrages et le pain, seront
soldés à Paris par le ministre, et vous tiendrez les seize cent
mille francs à la disposition du ministre Barbé-Marbois[^3],
qui le tirera en lettres de change. Le ministre du Trésor public de
la République italienne[^4]
ouvrira à cet effet une correspondance avec le citoyen
Barbé-Marbois.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le duc de
Parme[^5]
vient de mourir ; je ne sais ce qui va résulter des
négociations que l’Espagne a précédemment entamées prévoyant
ce cas. Je sens bien que ce pays arrondirait beaucoup la République
italienne ; et les événements actuels tiennent à tant de
considérations que je ne prévois pas encore le parti définitif qui
sera pris.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Quant aux
Suisses, mon intention a été longtemps de ne pas me mêler de leurs
affaires, mais les secousses sont devenues trop violentes. J’ai
donc été obligé de changer de plan : beaucoup de gens s’imaginent
que c’est une copie du congrès de Lyon[^6].
Il n’est cependant pas difficile de voir la différence de
circonstances et d’intérêt pour la France. Cet événement
d’ailleurs serait mauvais, ne serait-ce que parce qu’il est prévu
par beaucoup de politiques depuis plusieurs mois.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il y a ici
une discussion pour connaître la partie de dettes piémontaises que
le territoire qui a été réuni à la République italienne doit
payer. Cet objet mérite d’être examiné ; et je vais charger
Felici et un conseiller d’État français de s’entendre sur ce
point. Je vous prie de faire passer les renseignements que vous
pourriez avoir qui pourraient éclairer la question.[^7]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/>
</p>
[^1]: Les articles 5 à 9 du traité de Campoformio du 17 octobre 1797 ont partagé les États de Venise entre la France, la Cisalpine et l’Autriche, laquelle s’est vu attribuer notamment la ville et ses terres limitrophes.
[^2]: <span></span><span lang="it-IT">
Carlo Zaghi qui publie cette lettre d’après l’expédition (</span><span lang="it-IT"><i>I
carteggi di Melzi d’Eril, duca di Lodi, La vice-presidenza della
Repubblica italiana</i></span><span lang="it-IT">, Museo del
Risorgimento e raccolte storiche del comune di Milano, Milano, 1959,
vol. </span>III, p. 4, n° 612) ajoute une phrase « elle ne peut pas solder moins de seize cent mille francs par mois » (Voir, n° 7212).
[^3]: ministre français du Trésor public.
[^4]: Veneri.
[^5]: Ferdinand, duc de Parme. En application du traité d’Aranjuez du 21 mars 1801, le duché de Parme a été entièrement occupé par les troupes françaises après la mort du duc, survenue le 9 octobre 1808. Le duché sera officiellement annexé le 24 mai 1808, devenant le département du Taro.
[^6]: En réalité Consulte, celle qui a adopté la nouvelle constitution de la République italienne.
[^7]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, vendémiaire an XI, n° 11.</body> |
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