| identifiant | CG3-7194.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1802/10/02 00:00 |
| titre | Napoléon à Marescalchi, ministre des Relations extérieures de la république italienne |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 7194. - </b>À Marescalchi, ministre des Relations extérieures de la république italienne[^1]</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 10 vendémiaire an XI [2 octobre 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Faites connaître, citoyen ministre, au citoyen Melzi la position où nous sommes avec les Suisses, la médiation que je leur ai offerte[^2], et qu’il doit déclarer hautement que les Grisons[^3] ne peuvent pas être séparés de la Suisse ; et veillez à ce que les bailliages italiens[^4] soient tranquilles. S’ils remuaient, il leur déclarera qu’il fera entrer des troupes dans leur pays.[^5]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p> [^1]: En résidence à Paris. [^2]: Proclamation du 30 septembre 1802 où Bonaparte se pose en médiateur des dix-huit cantons suisses pour intervenir dans le conflit opposant les partisans de Reding et de Dolder, les deux leaders helvétiques. [^3]: Jusqu’à l’acte de médiation de 1803, les ligues grisonnes ne sont pas à strictement parler des cantons suisses. [^4]: Ce n’est qu’à partir de l’acte de médiation que les baillages italiens de Locarno, Lugano, Mendrisio et Val-Maggia deviendront l’un des éléments constitutifs du Tessin. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, vendémiaire an XI, n° 14. Paragraphes biffés : « Faites connaître au citoyen Venturi que vous avez mis sous mes yeux la note qui lui a été remise par Frédéric Fischer. Vous le chargerez de faire connaître par une réponse privée et d’homme à homme, que le président de la République italienne a vu avec peine que dans cette circonstance que l’aristocratie de Berne ait considérée comme nul et non avenu tout ce qui a été fait depuis dix ans sans la médiation de la France ; et que cette réunion insensé a prouvé à toute l’Europe que les mouvements qui avaient lieu étaient dans des intentions contraires à l’honneur de la France. Que du reste, comme à la tête des gouvernements de France et d’Italie, j’ai offert ma médiation ; que préalablement j’entendais que les clauses de ma déclaration fussent adoptées sans délai ; que tout retard serait funeste à la Suisse et surtout aux individus qui resteraient chef des rassemblements armés. Que le bulletin imprimé renferme d’ailleurs de bonnes idées, hormis qu’on y voit pas nommé le canton de Vaud. Qu’au surplus les bon citoyens sont invités à se rendre à Paris où moi-même, je les écouterais, et que je travaillerais à ramener la paix dans un pays, qui limitrophe de la France et de l’Italie, ne peut être agité par des troubles civils, sans influer sur la tranquillité de ces pays : une contre-révolution ne peut pas avoir lieu en Suisse plus qu’en France et en Italie. »</body> |