| identifiant | CG3-7149.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1802/09/09 00:00 |
| titre | Napoléon au général Caffarelli, aide de camp du premier consul |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 7149. - </b>Au général Caffarelli, aide de camp du Premier Consul[^1]</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Malmaison, 22 fructidor an X [9 septembre 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous voudrez bien vous rendre au château de Joux[^2]. Vous y ferez une enquête pour savoir comment d’Andigné et Suzannet[^3] se sont échappés. Vous verrez Toussaint[^4], qui m’a fait écrire par le ministre de la Guerre qu’il avait des choses importantes à me communiquer. En causant avec lui, vous lui ferez connaître l’énormité du crime dont il s’est rendu coupable en portant les armes contre la République ; que nous l’avions considéré comme rebelle dès l’instant qu’il avait publié sa constitution ; que, d’ailleurs, le traité avec la régence de la Jamaïque et l’Angleterre nous avait été communiqué par la cour de Londres. Vous tâcherez de recueillir tout ce qu’il pourra vous dire sur ces différents objets, ainsi que sur l’existence de ses trésors, et les nouvelles politiques qu’il pourrait avoir à vous dire.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous ne manquerez pas de lui faire connaître qu’une armée aussi forte que celle déjà débarquée à Saint-Domingue est partie pour s’y rendre et réparer les pertes que notre armée aurait pu faire ; que, désormais, lui ne peut rien espérer que par le mérite qu’il acquerrait en révélant au gouvernement des choses importantes et qu’il a intérêt <…> de connaître.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous assurerez de la manière dont se fait le service et vous recommanderez qu’on ne se relâche en rien de la garde sévère qu’on doit faire pour empêcher qu’un homme comme lui se sauve.[^5]</p> [^1]: Marie François Auguste Louis Caffarelli du Falga, aide de camp de Bonaparte depuis mai 1802. [^2]: Près de Pontarlier. [^3]: Deux des hommes compromis dans l’affaire de la « machine infernale », soit l’attentat de la rue Saint-Nicaise du 25 décembre 1800. [^4]: Toussaint-Louverture s’est soumis à Leclerc et a obtenu de pouvoir se retirer dans une de ses propriétés. Il a été arrêté le 7 juin 1802 et immédiatement embarqué pour la France où il est arrivé le 12 juillet. Le 23 août, il a été incarcéré au fort de Joux où il mourra le 7 avril 1803. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, fructidor an X, n° 41.</body> |