CG3-7117.md

identifiantCG3-7117.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/08/29 00:00
titreNapoléon à Ferdinand IV, roi de Naples
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 7117. - </b>À Ferdinand IV, roi de Naples</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="en-GB" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 11 fructidor an X [29 août 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai reçu la lettre de Votre Majesté, du 31 mai. J’ai appris avec grand plaisir son arrivée à Naples. Je la remercie des choses aimables contenues dans sa lettre.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">L’ambassadeur de Votre Majesté m’ayant fait connaître qu’un bâtiment napolitain avait été pris sous le canon d’Hyères par des corsaires algériens[^1], j’ai exigé du dey d’Alger qu’il restituât le bâtiment et mît l’équipage en liberté ; et, à l’heure qu’il est, vingt-huit Napolitains, qui se trouvaient au bagne, doivent être rendus chez eux.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Votre Majesté peut être persuadée que, toutes les fois que ces pirates feront quelque insulte aux bâtiments napolitains sur les côtes de France, je ferai rendre justice.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je prie Votre Majesté de recevoir mon compliment sur son alliance avec la Maison d’Espagne, et de croire au désir que j’ai de lui être utile.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Malgré la paix conclue entre Constantinople et Paris signée en 1801, des actes de piraterie sont signalés sur les côtes de Provence. Ces événements découlent d’une créance non réglée entre le dey et des marchands, fournisseurs de blé pour l’armée d’Italie, dont la fameuse famille Bacri. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 6279, d’après les Archives de l’Empire.</body>