CG3-7112.md

identifiantCG3-7112.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/08/28 00:00
titreNapoléon à Melzi d’Eril, vice-président de la République italienne
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 7112. - </b>À Melzi d’Eril, vice-président de la République italienne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Malmaison, 10 fructidor an X [28 août 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je vous prie de faire connaître à la consulte d’État, au Corps législatif et à la nation, que je viens d’obtenir du dey d’Alger[^1] que le pavillon de la République italienne serait respecté par ses corsaires à l’égal du pavillon français. Les bâtiments de la République peuvent donc hardiment faire le commerce dans toute la Méditerranée, ils n’ont rien à craindre[^2] ; il suffira qu’ils soient munis de passeports qui constatent qu’ils appartiennent à la République italienne, conformes au modèle que le ministre des Relations extérieures vous enverra. Cet avantage, que le commerce de la République italienne va avoir sur les autres puissances d’Italie, portera, je l’espère, les spéculateurs du côté des ports de l’Adriatique et surtout des bouches du Pô. Je désire aussi que vous me fassiez connaître les mesures possibles pour accroître la navigation du commerce des petits ports de Massa et Carrara. À cet effet, il serait convenable de réparer les routes de l’Apennin. Vous sentez que, par ce privilège que se trouvera avoir le pavillon de la République italienne sur Livourne, Naples et Gênes, notre commerce peut considérablement s’accroître. Je fais les mêmes demandes au dey de Tripoli ; il n’y a aucune difficulté à craindre de sa part.</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je joins ici le paragraphe de la lettre que j’ai reçue du dey d’Alger, relativement à la demande directe que je lui avais faite :</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"> « 7<sup>o</sup> Vous demandez que je sois ami de la République italienne : je respecterai son pavillon selon vos désirs, comme je ferai toujours du pavillon français. Si toute autre puissance m’eût fait une pareille demande, je ne l’aurais pas acceptée pour un million de piastres. »[^3]</p> [^1]: Mustapha-Pacha. [^2]: Cette phrase est en contradiction avec la lettre au tsar. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, fructidor an X, n° 11.</body>