| identifiant | CG3-7056.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1802/07/29 00:00 |
| titre | Napoléon à Portalis, conseiller d’État, chargé auprès du gouvernement de toutes les affaires concernant les cultes |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 7056. - </b>À Portalis, conseiller d’État, chargé auprès du gouvernement de toutes les affaires concernant les cultes</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 10 thermidor an X [29 juillet 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai nommé le citoyen Fesch[^1] archevêque de Lyon. Je vous prie, citoyen conseiller d’État, d’en faire part à l’évêque qui est à Lyon[^2] afin qu’aucune opération importante n’ait lieu avant son arrivée[^3]. Je désire que cet évêque reste à Lyon jusqu’à l’arrivée de l’archevêque. Je désire que vous mandiez à Paris les 2 principaux ecclésiastiques de Lyon ; ceux qui par leur apprêt, la modération de leurs principes, leurs lumières, sont dans le cas d’être nommés grands vicaires. Vous leur ferez tenir à chacun trois mille francs pour leurs frais de voyage. Je désire également que l’institution canonique soit donnée sur-le-champ par le cardinal légat[^4] et que le pape lui envoie son <i>pallium</i>[^5]. Je verrai avec plaisir qu’il fut envoyé par un prêtre et avec quelque apparat.[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Est-il utile ici de rappeler que Joseph Fesch est l’oncle de Napoléon. [^2]: Primat, archevêque constitutionnel depuis 1798, a été nommé archevêque de Toulouse en avril 1802. C’est l’évêque de Cambéry, Des Monstiers de Merinville qui assure l’intérim. [^3]: Fesch n’arrivera qu’en décembre, après la soumission des constitutionnels locaux. [^4]: Caprara. [^5]: Mot latin, qui est passé en français, désignant l’ornement fait de laine blanche, semé de croix noires, et bénit par le Pape, qui l’envoie aux Archevêques, pour marquer de leur juridiction. [^6]: <span></span><span lang="en-GB"> Expédition, </span><span lang="en-GB">The Newberry Library, Case folio MS oDC 203 N37 1796, fol. 19 (Spencer 201).</span></body> |