| identifiant | CG3-6978.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1802/07/01 00:00 |
| titre | Napoléon à Marescalchi, ministre des Relations extérieures de la République italienne |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 6978. - </b>À Marescalchi, ministre des Relations extérieures de la République italienne[^1]</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Malmaison, 12 messidor an X [1<sup>er</sup> juillet 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous trouverez ci-joint, citoyen ministre, deux messages que vous enverrez à la consulte d’État[^2] ; je vous en envoie les minutes en français ; faites-les écrire sur grand papier, en français et en italien. La traduction italienne sera faite par vous. Vous voudrez bien y joindre le projet de constitution de la République du Valais, et le projet de concordat[^3] tel qu’il a été déjà présenté au cardinal[^4]. Vous devez faire connaître qu’avant d’en prendre communication il est nécessaire que chaque consultateur[^5] prête le serment de tenir le secret sur les affaires de l’État, et qu’il ne soit admis à la discussion aucun étranger, ni secrétaire, ni autre. Il est également nécessaire de faire connaître qu’il est indispensable que ces messages soient transcrits sur le registre de la consulte, et qu’un procès-verbal fasse connaître la discussion, ainsi qu’une délibération finale concluant que ces objets sont avantageux à la République.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il est également indispensable que le traité fait entre le ministre de l’Intérieur[^6] et un agent de l’Empereur[^7], relativement à une acquisition de blés, soit, avant tout, soumis à la discussion et à la délibération de la consulte d’État.[^8]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in; "> <br/> </p> [^1]: En résidence à Paris. [^2]: Premier message : « J’ai autorisé le ministre des Relations extérieures à entrer en conférence avec le cardinal Caprara, archevêque de Milan et légat du Saint-Siège. Je vous fais part des bases convenues, pour que vous ayez à prendre en considération et à me faire connaître si ces bases sont avantageuses ou non à la République ». Second message : « Je m’empresse de vous mettre sous les yeux la constitution de la République du Valais, et de vous communiquer l’intention où je suis, comme président de la République italienne, de mettre cette République sous la garantie de la France, des Républiques italiennes et helvétiques, afin que l’état de la République du Valais, garantie par ces trois puissances, soit à l’abri des vicissitudes des temps et puisse toujours en conservant une exacte neutralité, servir de point de réunion entre ces républiques. Je vous prie donc de prendre en considération le présent message, et de me faire connaître si vous pensez que cette garantie soit avantageuse ou non à la République » (minute, Archives nationales, AF IV 863, messidor an X, n° 12 – 1). [^3]: Entre le Saint-Siège et la République italienne. [^4]: Caprara. [^5]: Pour : membre de la consulte. [^6]: Villa. [^7]: Cet accord a été soumis à Bonaparte par Marescalchi, le 13 juin 1802. [^8]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, messidor an X, n° 11.</body> |