CG3-6904.md

identifiantCG3-6904.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/05/22 00:00
titreNapoléon à Melzi d’Eril, vice-président de la République italienne
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 6904. - </b>À Melzi d’Eril, vice-président de la République italienne</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 2 prairial an X [22 mai 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai reçu, citoyen président, votre lettre du 13 mai, que j’ai lue avec la plus grande attention. Je vous loue beaucoup de votre opération pour décréditer la monnaie de cuivre autrichienne. C’est une bonne contribution que vous leur avez mise de la leur avoir toute envoyée au-delà de l’Adige.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les trois collèges doivent, à l’heure qu’il est, être réunis ; c’est avec un vif intérêt que je verrai le choix qu’ils auront fait, et le mouvement de ce rouage fondamental de la Constitution.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Dès le moment que je saurai que les trois collèges sont réunis, je leur écrirai à chacun une lettre avant la fin de leur session. Ces lettres ne contiendront que des phrases générales et ne seront d’aucun intérêt particulier.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">À l’arrivée du Corps législatif, il sera peut-être convenable de faire une situation de la République italienne. Cet exposé serait fait par la consulta di Stato, à laquelle le citoyen Marescalchi[^1] ferait passer les renseignements nécessaires.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les affaires d’Allemagne sont sur le point de finir, et, immédiatement après, j’ouvrirai les relations de la République italienne avec toutes les puissances de l’Europe. Il faudra bien que l’Angleterre fasse comme les autres.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">L’affaire du clergé sera aussi arrangée dans le courant de l’été. Le concordat de la République italienne se rapprochera de celui de la République française, avec, cependant, quelques différences conformes aux usages et à la situation du pays.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai reçu d’assez bonnes nouvelles de Saint-Domingue, quoique ces misérables noirs se soient portés à tous les excès qu’il soit possible de concevoir.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous devez avoir, au-delà de l’Adige, beaucoup de déserteurs autrichiens. On pourrait en former des corps ; vous pourriez les envoyer à Alexandrie, où vous formeriez un corps qui pourrait nous servir pour les occupations d’outre-mer.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous avez vu, par tout ce qui se passe ici, que nous ne perdons pas notre temps et que nous ne manquons pas d’occupation. Je pense que vous connaissez trop notre pays pour croire aux bruits qu’on y répand. Au reste, vous pouvez être assuré que, tant que je ne vous informe de rien qui peut compromettre la sûreté de l’État, c’est qu’il n’y a rien.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p> [^1]: ministre des Relations extérieures de la République italienne, en résidence à Paris. [^2]: <span></span><span lang="it-IT"> Carlo Zaghi</span><span lang="it-IT"><i>, I carteggi di Francesco Melzi d’Eril duca di Lodi, La Vice-Presidenza Italiana, Museo del Risorgimento e raccolte storiche del commune di Milano</i></span><span lang="it-IT">, 1958, t. I, p. 345, n° 255.</span></body>