| identifiant | CG3-6748.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1802/02/02 00:00 |
| titre | Napoléon à Ferdinand IV, roi de Naples |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 6748. - </b>À Ferdinand IV, roi de Naples</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 13 pluviôse an X [2 février 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le général Silly m’a fait connaître l’accueil que Votre Majesté a fait aux 300 français que les événements de la mer ont forcés de débarquer dans un des ports de la Sicile[^1]. J’ai été bien aise de remercier directement Votre Majesté de cet acte spontané qui présage le retour de l’ancienne harmonie entre les deux nations[^2], et de la bien convaincre du désir que j’ai de contribuer à tout ce qui serait utile aux États de Votre Majesté, et à ce qui lui serait personnellement agréable. Mon aide de camp, capitaine Lebrun[^3], aura l’honneur de remettre cette lettre à Votre Majesté. Je la prie de croire à l’estime et à la considération que j’ai pour elle.[^4]</p> [^1]: C’est en rentrant d’Égypte que Silly et ses compagnons ont été contraints d’aborder les territoires napolitains. Ils sont finalement arrivés à Toulon le 24 janvier 1802. [^2]: La paix entre les deux États a été signée à Florence, le 28 mars 1801. [^3]: <span></span> Lebrun est le fils du troisième Consul. Ses états de service portent qu’il a été nommé chef d’escadron en décembre 1801. Il recevra l’ordre suivant : « Le citoyen Lebrun partira cette nuit ; il se rendra à Turin, où, sans s’arrêter, il fera remettre la lettre ci-jointe au général Jourdan. De là il se rendra à Rome par Bologne ; il verra le citoyen Cacault, le secrétaire d’État, et remettra en main propre la lettre ci-jointe au Pape. De Rome, le citoyen Lebrun se rendra à Naples, descendra chez le ministre de la République et ira dans l’endroit où se trouvera le Roi pour lui remettre la lettre ci-jointe. Sous quel prétexte que ce soit, il ne doit remettre qu’en main propre les lettres au Pape et au roi de Naples. Il repassera par Rome, Ancône, Bologne, Mantoue, Milan, et le Simplon. Il ne s’arrêtera ni jour ni nuit en allant à Rome et à Naples. À son retour, il s’arrêtera dans les grandes villes, prendra des renseignements sur l’esprit public, sur le prix des subsistances, sur les fortifications, sur les troupes françaises, s’il y en a, et enfin sur les travaux de la route du Simplon. » (<font size="2" style="font-size: 10pt">Minute, Archives nationales, AF IV 863, pluviôse an X, n° 14 et </font><font size="2" style="font-size: 10pt"><i>Correspondance</i></font><font size="2" style="font-size: 10pt">, n° 5940)</font><font size="2" style="font-size: 10pt">.</font> [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, pluviôse an X, n° 13.</body> |