CG3-6735.md

identifiantCG3-6735.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/01/22 00:00
titreNapoléon à Cambacérès et Lebrun, consuls de la République
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 6735. - </b>À Cambacérès et Lebrun, consuls de la République</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lyon, 2 pluviôse an X [22 janvier 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je n’ai reçu, citoyens consuls, votre courrier du 29 qu’aujourd’hui à trois heures après midi. Le dégel et les inondations ont retardé de quelques heures votre courrier.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le service des fourrages est entièrement désorganisé dans le département de la Drôme ; il faudrait retenir 10 000 francs sur l’ordonnance de pluviôse, jusqu’à ce que ce service soit au courant.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les hôpitaux civils, auxquels il n’est accordé que 14 sous pour les journées des militaires malades, se plaignent de n’avoir encore rien reçu pour l’an X. Celui de Valence réclame même, avec l’an X, le mois de fructidor an IX.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le travail de l’organisation des troupes piémontaises, que j’ai signé, il y a plus d’un mois, n’est pas encore arrivé à Turin ; ce qui met de l’incertitude parmi ces troupes. En général, il y a du retard et peu d’activité dans le département de la guerre ; c’est l’opinion de tous ceux qui ont affaire avec ce département.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il est indispensable que le ministre de la Guerre[^1] envoie un ancien bon ordonnateur à Turin.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">On paraît content de l’ordonnateur qui est à Lyon ; il n’est cependant point compris dans le travail. Je désire qu’il y soit compris et qu’on le laisse à Lyon.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Toutes les principales dispositions de la consulte sont arrêtées[^2].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je compte toujours être dans le courant de la décade à Paris.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il serait à désirer que le Sénat nommât une douzaine de préfets, soit au Tribunal, soit au Corps législatif ; celui du Mont-Blanc[^3] serait du nombre.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je désirerais que vous fissiez mettre dans les journaux plusieurs articles pour relever l’escroquerie de Fouilhoux[^4], et tourner en ridicule les gobe-mouches étrangers qui répandaient des bruits absurdes, tous fondés sur le bulletin d’un petit escroc qui n’avait pas de quoi dîner et qui les a dupés. Il est bon de revenir plusieurs fois sur cet objet.[^5]</p> [^1]: Berthier. [^2]: Du 15 au 20 janvier 1802, le Premier Consul a reçu séparément les militaires, les ecclésiastiques, les propriétaires, les commerçants, les magistrats, les universitaires et les gardes nationaux composant la Consulte extraordinaire. Il a accepté quelques amendements au projet de constitution et arrêté le texte d’une loi organique sur le clergé. Le 20 janvier, siégeant sous la présidence de Marescalchi, les délégués ont élu une commission de trente membres chargée d’indiquer qui elle jugerait propre à faire partie du gouvernement cisalpin. Les membres de la commission élus avec le plus grand nombre de suffrages sont Melzi, Aldini, Guicciardi et Paradisi. Réunie le 22 janvier, toujours sous la présidence de Marescalchi, cette commission a proposé pour la présidence Melzi puis Aldini, qui se sont récusés, et enfin Villa, qui était absent. Pour des motifs tenant à la double nécessité de tenir compte des divisions régionales de la Cisalpine et de lui assurer la reconnaissance des États de l’Europe, Talleyrand a exhorté la commission à porter son choix sur Bonaparte. [^3]: Antoine de Sauzay. [^4]: Rédacteur d’un bulletin clandestin, arrêté par la police (Voir, n° 6719 et 6744). [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, pluviôse an X, n° 4.</body>