CG3-6730.md

identifiantCG3-6730.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/01/20 00:00
titreNapoléon à Cambacérès et Lebrun, consuls de la République
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 6730. - </b>À Cambacérès et Lebrun, consuls de la République</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lyon, 30 nivôse an X [20 janvier 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je désirerais, citoyens consuls, que le ministre du Trésor public[^1] envoyât dans la 16<sup>e</sup> division militaire le citoyen Roger[^2], pour y vérifier la comptabilité du payeur et des principaux receveurs des départements qui composent cette division. Je désirerais également que le ministre du Trésor public envoyât à Rennes un homme comme le citoyen Roger, pour faire la même opération dans la 13<sup>e</sup> division militaire.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Faites aussi partir les conseillers d’État Thibaudeau[^3] et Fourcroy, l’un pour la 13<sup>e</sup> division militaire[^4] et l’autre pour la 16<sup>e</sup>[^5], pour inspecter ces divisions comme ils l’ont fait déjà dans leur précédente mission. Une partie des plaintes vient de ce que le ministre de la guerre n’a pas fait toucher aux officiers l’indemnité de fourrage et de logement pour le premier trimestre de l’an X ; de ce que les receveurs gardent longtemps les fonds et que les payeurs payent le plus tard qu’ils peuvent. Recommandez au ministre de la Guerre[^6] de porter une attention toute particulière à ces deux divisions, pour leur faire toucher l’indemnité de fourrage et de logement.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les payeurs et les receveurs forment la plus grande plaie de l’État.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Dans les 7<sup>e</sup>, 19<sup>e</sup>, 18<sup>e</sup> divisions militaires, il n’y a aucune plainte relative à la solde.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je désire que le ministre du Trésor public écrive à Sémonville[^7] pour lui faire connaître qu’ayant disposé pour le service de nivôse des six millions que nous doit la Batavie, il est instant qu’il envoie le plus promptement possible, comme il en a été chargé par le ministre des relations extérieures, les acceptations de la Batavie, afin que nous puissions négocier ces six millions.[^8]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p> [^1]: Barbé-Marbois. [^2]: Chef du bureau particulier près le ministre du Trésor public. [^3]: Alors préfet de la Gironde. [^4]: Chef-lieu : Rennes. [^5]: Chef-lieu : Lille. [^6]: Berthier. [^7]: Ambassadeur près la République batave. [^8]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, nivôse an X, n° 25.</body>