CG3-6729.md

identifiantCG3-6729.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/01/20 00:00
titreNapoléon à Cambacérès et Lebrun, consuls de la République
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 6729. - </b>À Cambacérès et Lebrun, consuls de la République</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lyon, 30 nivôse an X [20 janvier 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je reçois, citoyens consuls, vos lettres des 26 et 27 ; à Lyon comme à Paris, le temps s’est considérablement adouci.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le chef de brigade qui m’avait fait porter plainte était le chef du 22<sup>e</sup> chasseurs, l’inspecteur ne l’ayant pas trouvé à son inspection.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai vu hier différents ateliers. J’ai été satisfait de l’industrie et de la sévère économie dont j’ai cru entrevoir que la fabrique de Lyon use envers ses ouvriers.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je devais aujourd’hui faire ma parade, mais je l’ai remise au 5 pluviôse, les troupes de l’armée d’Orient n’étant pas encore habillées ; j’ai l’espoir, au contraire, que le 5 elles le seront ; ce qui offrira un coup d’œil satisfaisant.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai vu avec grand plaisir l’arrêté que vous avez pris sur le Châtelet[^1]. Si les temps devenaient rigoureux, je ne vois pas que la mesure que vous avez prise de donner 3 000 francs pour les ateliers extraordinaires soit suffisante. Il serait nécessaire que vous ordonnassiez qu’indépendamment des 100 000 francs que le ministre de l’Intérieur[^2] donne par mois aux comités de bienfaisance, on y joignît 25 000 francs d’extraordinaire pour distribuer du bois ; et, si le froid revenait, il faudrait, comme en 89, faire allumer du feu dans les églises et autres grands établissements pour chauffer beaucoup de monde.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je compte être à Paris dans le courant de la décade. Je vous prie de voir s’il ne serait pas convenable de mettre dans le <i>Moniteur</i> le dernier message au Sénat, et de mettre à la fin deux lignes pour dire que le Sénat a nommé une commission qui a fait son rapport dans la séance du et qu’il a décidé qu’il procéderait au renouvellement conformément à l’article 38 de la Constitution, etc[^3].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Plusieurs renseignements qui me sont venus me porteraient à croire que Caprara[^4] exige que des prêtres signent des formulaires ou professions de foi, à peu près en ces termes : « Aimons d’ailleurs à faire ici une profession solennelle d’un respect filial, d’une soumission parfaite, d’une obéissance ponctuelle envers » Ces renseignements me sont venus, entre autres, de Maëstricht. Je vous prie d’en conférer avec Portalis[^5]. Cette formule paraît bien inconcevable.[^6]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p> [^1]: Décision d’accélérer la destruction du château du Châtelet (Voir, n° 6721). [^2]: Chaptal. [^3]: L’affaire en question est celle de l’épuration du Tribunat. [^4]: Légat du pape Pie VII à Paris. [^5]: Directeur des cultes au ministère de l’Intérieur. [^6]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, nivôse an X, n° 24.</body>