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22_Masson_SH| identifiant | 22_Masson_SH |
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| fait partie de | Masson |
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| est validé | oui |
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| date | 1818/09/18 00:00 |
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| titre | Lettre du général Danican à d'Osmond, ambassadeur de France à Londres |
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| texte en markdown | <h1><span style="font-family:Chivo;font-size:60%;line-height:1;"><b>22_Masson_SH -</b> GÉNÉRAL DANICAN À D'OSMOND, AMBASSADEUR DE FRANCE À LONDRES</span></h1>
<h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Writtle, Essex, 18 septembre 1818</h2>
Copie de ma lettre à M. de Maubreuil
Monsieur, mon séjour à la campagne et une certaine tranquillité d’âme de laquelle je jouis bien rarement me portent à m’expliquer avec vous et sans détour au sujet de tous les propos, contes, intrigues, paquets, mensonges, contre-vérités etc., auxquels ont dû nécessairement m’exposer et la part que j’ai prise à vos affaires et intérêt que m’a inspiré votre situation.
D’abord, je n’ai jamais dit de vous, à qui que ce soit un seul mot, que je ne vous aie dit 20 fois à vous-même. Je vous ai blâmé franchement quand j’ai cru que vous aviez tort notamment à l’égard du jeune monsieur Caze. En vous engageant il y a six mois à voir notre ministre, j’avais les intentions les plus pures et j’ose les plus honorables. Je connaissais la droiture et l’esprit conciliant de M. le marquis d’Osmond. Je savais ce qu’il avait fait pour moi, et prévoyais qu’une entrevue avec lui, pouvait tourner à votre avantage et prévenir de grands scandales.
Cependant, la preuve qu’un homme qui veut le bien est positivement un niais, c’est que le résultat de cette entrevue sur laquelle je fondais de si grandes espérances a été de me compromettre vis-à-vis du ministre. Vous vous rappelez sans doute, ce que vous écriviez et l’explication qui s’en suivit. Depuis ce moment, j’ai été dans une fausse position à l’égard de Son Excellence, ajoutons à cela, ce que je tiens de vous-même « qu’on vous dit de répéter cent fois que Danican était faux, qu’il vous détestait qu’il rapportait tout au marquis d’Osmond etc. »
A tout cela, je répondrai que je suis honteux et confus du rôle que j’ai joué, que depuis plus d’un mois, je me suis abstenu d’aller chez l’ambassadeur, ce qui est pour moi une privation réelle, que ceux qui m’accusent de fausseté sont la quintessence de la fourberie que ma conduite envers vous a été dégagée d’intérêt personnel d’esprit de parti et surtout de l’usuelle duplicité : que ceux qui ont cherché à vous persuader que j’étais double, sont au moins centuple et appartiennent à cette tribu d’intrigants qui voulant se mêler de tout et en tous sens soupçonnent que tout le monde est disposé à faire la même chose.
*Periculosum est credere et non credere*
J’ai l’honneur d’être, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,[^1]
Auguste Danican
Pour copie conforme le 23 septembre 1818
Auguste Danican
[^1]: Bibliothèque Thiers, fond Masson, cartion 20, fol. 436. |
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