CG3-6718.md

identifiantCG3-6718.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1802/01/16 00:00
titreNapoléon à Cambacérès et Lebrun, consuls de la République
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 6718. - </b>À Cambacérès et Lebrun, consuls de la République</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lyon, 26 nivôse an X [16 janvier 1802]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai reçu, citoyens consuls, vos dépêches des 22 et 23 nivôse.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je ne vois pas d’inconvénient à autoriser le ministre du Trésor public à traiter avec la famille d’Iranda[^1] aux meilleures conditions possibles. Cependant, je persiste toujours à penser qu’il nous faudrait 1 500 000 francs.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il faudra attendre la dépêche du préfet maritime de Toulon[^2] sur l’objet de la lettre de l’amiral Keith[^3], pour pouvoir y répondre.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il n’y a aucune espèce de doute que, dès l’instant que les 21 compagnies de grenadiers de la marine arriveront à Toulon, elles ne doivent rejoindre leurs corps respectifs.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les Lyonnais nous ont donné une fête très distinguée ; vous en trouverez ci-joint le détail, ainsi que les vers qui ont été chantés.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je vais très lentement dans mes opérations, car je suis obligé de passer toutes mes matinées à recevoir des députations des départements voisins.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il fait aujourd’hui très beau, mais très froid.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le bien-être de l’intérieur de la République est sensible depuis deux ans. Lyon, pendant les années VIII et IX, a vu accroître sa population de plus de 20 000 âmes, et tous les manufacturiers que j’ai vus de Saint-Étienne, d’Annonay, etc., m’ont dit que leurs fabriques sont en grande activité.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Toutes les têtes me paraissent pleines d’activité, non de celle qui désorganise les empires, mais qui les recrée et produit leur prospérité et leur richesse.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je passerai en revue, le 28, près de six demi-brigades de l’armée d’Orient.[^4]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p> [^1]: Voir, n° 6630. [^2]: Vence. [^3]: Commandant la flotte anglaise en Méditerranée. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 863, nivôse an X, n° 18.</body>