09_Masson_SH

identifiant09_Masson_SH
fait partie deMasson
est validéoui
date1817/02/04 00:00
titreLettre de Beaumont de Brivazac à d'Osmond, ambassadeur de France à Londres
texte en markdown<h1><span style="font-family:Chivo;font-size:60%;line-height:1;"><b>09_Masson_SH -</b> BEAUMONT DE BRIVAZAC À D'OSMOND, AMBASSADEUR DE FRANCE À LONDRES</span></h1> <h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Londres, 4 février 1817</h2> Son Altesse Sérénissime le duc de Bourbon, ne part plus pour Paris. Ce qui a fait changer sa décision est une lettre du baron Jacques, attaché à la maison de Condé[^1], qui lui dit que ce n’est pas le moment de venir à Paris, attendu que les princes sont fort à plaindre, et en disgrâce pour une pétition qu’ils ont présentée contre la loi populacière des élections, opération qui a fait ôter les sceaux au chancelier. M. Poisson qui avait eu à Londres la mission de décider le prince est furieux contre le baron Jacques ; Poisson part demain. Le départ du duc d’Orléans pour Paris, est le sujet de l’entretien de tous les Français qui sont à Londres. Dans l’opinion des exagérés, c’est Monsieur le marquis d’Osmond dévoué à la faction d’Orléans qui a ménagé ce voyage momentané à Paris où il se rend pour assister à la mort du Roi et lui succéder. Une lettre de Sainte-Hélène que j’ai lue hier porte le détail de l’affaire qui a fait mettre M. de Las Cases en prison. Elle ajoute que Napoléon correspond avec l’Europe, mais ne dit pas où ni comment. Qu’il a reçu en novembre plusieurs lettres de Marie-Louise. Cette lettre que j’ai lue est du beau-frère de quelqu’un que je vois très souvent, lequel habitant Sainte-Hélène, m’a l’air d’être fort dévoué à Napoléon. Monsieur de Paoli neveu attend avec impatience une audience de Votre Excellence au sujet du legs fait par son oncle au gouvernement français. La Maison Morel de Dunkerque, entretient avec Londres un commerce interlope très considérable. Avis à donner en France. On lui a expédié cette semaine 400 pièces de Guingamp à 25 pounds ½ pour assurance d’introduction de la part. Ceci n’arrange pas nos douanes. Monsieur Stinckton part pour la France, nul doute qu’il n’y aille pour quelques intrigues secrètes. J’en parlerai avec Votre Excellence. Goldsmith touche au moment de son départ pour Paris. Messieurs Goubeaud et Philippe sont attendus cette semaine, voilà des voyages bien répétés. Un rhume très violent de poitrine me tient enfermé depuis mon retour sans que je me trouve mieux ce qui me contraint d’autant que j’aie bien des choses à dire à qui de droit.[^2] Signé B [^1]: Louis V Joseph de Bourbon-Condé, 8e prince de Condé (1736-1818). [^2]: Bibliothèque Thiers, fonds Masson, carton 20, fol. 415.