lebrun_10

identifiantlebrun_10
fait partie deLebrun_Napoleon
est validéoui
date1807/11/30 00:00
titreLettre de Lebrun à Napoléon
texte en markdown<h1><span style="font-family:Chivo;font-size:60%;line-height:1;"><b>LEBRUN_10</b> - LEBRUN, ARCHITRÉSORIER DE L'EMPIRE À NAPOLÉON</span></h1> <h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 30 novembre 1807</h2> La réunion des ministres s’est faite aujourd’hui à midi. Le grand juge a présenté un projet de destitution d’un huissier, un projet de révocation d’un greffier qui m’ont paru tous deux bien fondés ; des projets de nomination et de remplacement pour lesquels il m’a semblé avoir pris les renseignements nécessaires, deux demandes et lettres de grâce pour le Conseil privé et, enfin, le travail du ministère des Cultes pour lequel je n’ai aucune observation à faire. Le ministre de l‘Intérieur, pressé d’organiser l’école d’Arts et Métiers de Beaupréau, propose à Votre Majesté, la nomination de proviseur de cette école. Il me paraît avoir pris toutes les précautions pour éclairer un choix extrêmement délicat pour les conditions qu’il exige. Le reste de son travail n’a rien qui demande des réflexions. Dans le travail du ministre de la Guerre, deux objets qui demandent une prompte décision : 1° Les fonctions et les prérogatives du colonel général des Suisses leur indétermination entrave les rapports de M. Maillardoz avec le colonel général et nuit à la célérité du recrutement. 2° La comptabilité se trouve embarrassée dans les états du Pape et dans l’Etrurie pour la solde des troupes françaises qui séjournent ou voyagent dans les états de ces deux puissances. Le ministre de la Guerre et du Trésor public demandent également que Votre Majesté transforme en un subside fixe le paiement éventuel qu’on exige de l’un et de l’autre ; et en effet, cette mesure paraît concilier tous les intérêts et remédier à tous les inconvénients de l’état actuel. Le ministre directeur de la Guerre présente les bordereaux des ordonnances signées du 21 au 27 novembre et deux rapports qui paraissent ne demander aucune décision. Dans le rapport du ministre du Trésor public, deux objets importants : 1° Des fonds à remettre à Corfou pour le service d’octobre ; ils sont restés à Otrante parce qu’une croisière anglaise n’a pas permis de les faire passer. Votre Majesté, à qui rien n’échappe, aura peut-être remédié à cet inconvénient ; 2° le payeur de la Grande Armée demande de nouvelles traites du Caissier général pour payer la solde des derniers mois de 1807. Une pareille mesure coûterait à Votre Majesté 30 à 40 % de négociation. Le ministre des Finances a présenté un projet de règlement pour la répartition des fonds de 400 000 F. entre les référendaires de la Cour des Comptes ; ce projet discuté à ce qu’il paraît, avec soin dans la Cour même et concerté avec le ministre, passera incessamment au Conseil d’Etat ; le reste de son travail offre quelques nominations en des objets pour le Conseil d’État.[^1] <h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Lebrun</i></h3> [^1]: Archives familiales descendance Lebrun