CG3-6344.md

identifiantCG3-6344.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1801/06/23 00:00
titreNapoléon à Forfait, ministre de la Marine et des Colonies
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 6344. - </b>À Forfait, ministre de la Marine et des Colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 4 messidor an IX [23 juin 1801]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le fort de l’île d’Aix, citoyen ministre, n’est pas suffisamment armé. Je désire qu’il y soit placé jusqu’à 30 mortiers à galiote ou à la Gomer de 12 pouces. Le ministre de la Guerre a l’ordre de les placer et de construire une nouvelle batterie dans l’île d’Oléron, existante au Saumonard[^1]. Mon intention est que vous donniez au préfet maritime[^2] l’ordre de fournir tous les mortiers à galiote ou à la Gomer qu’il aurait à Rochefort, ainsi que les affûts, bombes, poudre, bois, les ouvriers et même les canonniers de la marine qui pourront être nécessaires. Il se concertera pour cet objet avec le directeur de l’artillerie et lui fournira les moyens de transport pour faire conduire de la Rochelle et de Rochefort pour l’île d’Aix, tout ce qui serait nécessaire. Le 20 messidor ces batteries doivent se trouver amenées et l’on doit commencer l’exercice : on tirera à la fois toutes les pièces de canon et tous les mortiers tant de l’île d’Aix que de la batterie du Saumonard. On tirera 2 coups par pièce à boulets rouges et une bombe par mortier : on tirera pendant 2 décades de deux jour l’un. Les procès-verbaux de ces exercices qui dureront 2 décades, seront signés par le préfet maritime, le directeur de l’artillerie, le commandant de l’escadre, si elle n’est pas encore partie, et le commandant des troupes de débarquement. Le préfet maritime fera placer sur le Boyard à 16 ou 1 800 toises de l’île d’Aix et de la batterie du Saumonard, une carcasse de bateau sur laquelle seront dirigées les bombes. Il fera placer une autre carcasse pour le tir du canon à la position que pourrait occuper le vaisseau anglais qui viendrait pour attaquer le vaisseau de queue de la ligne, en supposant cependant qu’à l’aspect de l’ennemi, cette ligne se fut serrée autant qu’elle peut le faire. Faites connaître au préfet maritime que comme indépendamment de l’escadre qui y est aujourd’hui, pour les évènements de la guerre plusieurs autres escadres pourraient se rendre à l’île d’Aix, il est nécessaire qu’il mette le plus grand zèle à ces armements et qu’il visite souvent lui-même les travaux et les exercices : on ne saurait prendre trop de précautions pour la sûreté de cette rade importante. Dites au préfet de faire armer le plus qu’il lui sera possible de bombardes et de chaloupes canonnières.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p> [^1]: Voir. [^2]: Martin. [^3]: Expédition, S.H.D., Marine, Vincennes, BB 8-2721, fol. 475.</body>