CG3-6193.md

identifiantCG3-6193.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1801/04/07 00:00
titreNapoléon au général Lacuée, président de la section de la Guerre du Conseil d’État
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 6193. - </b>Au général Lacuée, président de la section de la Guerre du Conseil d’État</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 17 germinal an IX [7 avril 1801]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai lu, citoyen, votre projet sur la gendarmerie nationale. Je désirerais qu’au titre IV, au lieu de fixer le traitement en chiffres, on mît seulement tant en sus du traitement des officiers de cavalerie de leurs grades.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">La légion d’élite doit former une légion de la gendarmerie. L’article 3 n’est donc pas bien. Il faudrait donc dire : « Le corps de la gendarmerie sera composé d’une légion d’élite et de vingt-cinq légions »[^1].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Et au lieu de l’article 5, dire que la légion d’élite se formera d’un certain nombre de brigades fournies par chaque légion ; que les noms des individus faisant partie de ces brigades, continueront à être écrits sur le matricule de ces légions, afin que l’on puisse faire changer, lorsqu’on le jugera nécessaire, ces brigades, sans altérer la force ni la composition des légions, et sans faire aucun tort aux l’individus. Vous sentez que, par cette nouvelle manière de s’exprimer, il y aura quelques changements à faire au tableau. </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il faudrait avoir soin de bien exprimer que le nombre de brigades fournies à la légion d’élite ne comptera que pour mémoire sur les contrôles.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Intégrée à la Garde des Consuls, la légion d’élite doit assurer la sécurité des palais et des membres du gouvernement. Son commandement sera confié à Savary qui le conservera jusqu’à sa nomination au ministère de la Police générale, en juin 1810. [^2]: <span></span> Épreuves de la <i>Correspondance</i> n° 6098, d’après les Archives de l’Empire, S.H.D., Guerre, 17 C 29.</body>