| identifiant | CG3-5885.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1801/01/06 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Lacuée, président de la section de la Guerre du Conseil d’État |
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| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5885. - </b>Au général Lacuée, président de la section de la Guerre du Conseil d’État</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 16 nivôse an IX [6 janvier
1801]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous
trouverez ci-joint, citoyen, un projet sur la gendarmerie[^1].
Je vous prie de réunir à la section de la guerre le premier
inspecteur[^2]
et le général Wirion, et de me présenter un projet d’organisation
définitive[^3].
Je l’ai parcouru très rapidement ; voici les observations
principales que j’ai à y faire :</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">1<sup> </sup>Il
ne faudrait pas de réserve par compagnie, mais bien par division, et
tout au plus par escadron.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">2<sup> </sup>Je
crois qu’il est nécessaire qu’elle soit composée du quart, ou
au moins du cinquième de toute la gendarmerie à pied et à cheval
de la division.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">3<sup>
</sup>Toute la gendarmerie doit être organisée par brigades, de
sorte que l’on fasse changer les brigades, mais jamais un homme
isolé.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">4<sup> </sup>La
réserve pour la garde de Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux, sera
composée de brigades, c’est-à-dire que chaque division fournira
tant de brigades, et on ne changera jamais un homme isolé, mais
toujours par brigades.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">5<sup> </sup>Le
nom de <i>brigade</i> désignant aujourd’hui les grands corps
d’infanterie, il faudrait, je crois, y substituer le mot
d’<i>escouade, </i>et aux <i>divisions</i> le mot de <i>régiment.</i></p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">6<sup>
</sup>Pour la gendarmerie à pied, il me paraîtrait essentiel d’en
avoir une escouade de 12 hommes dans chaque chef-lieu de département,
spécialement attachée aux prisons et aux tribunaux, et deux
escouades dans les lieux où sont les tribunaux d’appel.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">7<sup> </sup>Il
me paraîtrait utile que, dans tous les départements où il y aurait
quatre brigades de gendarmerie à pied, il y eût un lieutenant de
gendarmerie à pied, lequel serait toujours sous les ordres du
capitaine, serait à cheval comme les autres officiers de
gendarmerie, mais serait spécialement chargé de marcher avec une ou
deux brigades de gendarmerie à pied, toutes les fois que cela serait
nécessaire. Il serait pris parmi les maréchaux des logis de la
gendarmerie à pied.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">8<sup>
</sup>Lorsque, dans un département, il y aurait six brigades de
gendarmerie à pied, il y aurait un capitaine en second de
gendarmerie à pied, qui serait pris parmi les maréchaux des logis
et lieutenants sortant de la gendarmerie à pied.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">9<sup> </sup>Si
l’on admet des sous-lieutenants, il faut spécifier quel nombre
sera pris dans la gendarmerie à pied.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">10<sup>
</sup>Les capitaines, lieutenants et sous-lieutenants de la
gendarmerie à pied concourront également pour les places de
capitaines, chefs d’escadron, etc., de la gendarmerie.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">11<sup> </sup>On
a supposé ici que l’on adoptait l’escouade de 12 hommes comme le
présente le projet, quoique cela me paraisse avoir beaucoup
d’inconvénients. Il y aura un grand nombre de circonstances où
l’on ne fera marcher que 6 hommes ; je crois donc qu’il ne
faut composer les brigades de gendarmerie à pied que de 5 et 1
brigadier ou maréchal des logis.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">12<sup>
</sup>Dans la distribution, il faudra avoir soin de destiner les
brigades de gendarmerie à pied pour les maisons de réclusion, et en
mettre un assez grand nombre pour être certain que les détenus ne
s’évadent plus.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">13<sup> </sup>Je
désire aussi que la section s’entende avec celle de la marine pour
voir s’il ne conviendrait pas d’attacher des brigades de cette
gendarmerie aux ports de Brest, Lorient, Rochefort et Toulon. Par ce
moyen, on supprimerait la gendarmerie de la marine ; et cela
aurait l’avantage que, si l’on avait à se plaindre de la
gendarmerie de ces ports, on la changerait sans inconvénient.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">14<sup> </sup>Il
restera ensuite à voir s’il ne conviendrait pas de faire des
dispositions pour établir autour des ports de galères un renfort de
gendarmerie à pied et à cheval, pour rendre plus difficile
l’évasion des galériens.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3>
[^1]: Voir les grandes lignes de ce projet , n° 5836.
[^2]: Radet.
[^3]: Ce projet sera finalement adopté le 31 juillet 1801 (12 thermidor an IX).
[^4]: <span></span><i>Correspondance
de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de
l’Empereur Napoléon III</i>, n°5257, d’après les Archives de l’Empire.</body> |
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