CG3-5777.md

identifiantCG3-5777.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/11/15 00:00
titreNapoléon au général Brune, commandant en chef de l’armée d’Italie
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5777. - </b>Au général Brune, commandant en chef de l’armée d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 24 brumaire an IX [15 novembre 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je reçois, citoyen général, votre lettre du 18. Vous n’aviez pas encore reçu, à ce qu’il me paraît, les ordres du ministre de la Guerre pour la rupture de l’armistice.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’apprends avec grande peine que votre santé se trouve altérée ; j’espère que cela ne sera rien.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Dans un moment où les négociations sont aussi vives, où il faut que la cour de Vienne, malgré ses finesses, s’explique authentiquement, vous ne devez pas vous étonner des mille et un bruits qui se répandent à Paris et qui, de là, naturellement vont aux armées. Jamais Paris n’a été plus tranquille, et jamais il n’a régné plus d’union entre les membres du gouvernement[^1].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous devez faire exécuter le jugement rendu par la commission militaire contre les nommés Ripl et Baraux. Ils ont violé les lois les plus sacrées de la guerre.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le ministre de la police fait interroger Sopranzi[^2].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Maintenez une discipline sévère dans l’armée, et, si la cour de Vienne ne se décide pas promptement à se séparer de l’Angleterre, préparez-vous à une bonne campagne. Ne croyez à aucune espèce de bruits ; il n’est rien que les malveillants n’inventent : tantôt Masséna va en Italie, tantôt c’est Bernadotte, etc.[^3]</p> [^1]: Bonaparte ne dit pas à son général toute la vérité : depuis plusieurs jours, les rapports de police font état de conciliabules entre des membres du gouvernement et du Conseil d’État qui lui sont favorables, pour répondre à ce qu’ils appellent des « complots » dirigés, selon les versions, par Fouché (pour le compte des jacobins) ou l’ex-directeur Gohier (pour le compte du parti des « directoriaux »). [^2]: Voir. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 862, brumaire an IX, n° 27.</body>