| identifiant | CG3-5651.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1800/09/24 00:00 |
| titre | Napoléon à Carnot, ministre de la Guerre |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5651. - </b>À Carnot, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 2 vendémiaire an IX [24 septembre 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Soit que l’armistice sur le Rhin ait ou non été rendu commun à l’armée d’Italie[^1], il n’en est pas moins nécessaire de prendre des mesures promptes pour fixer invariablement les limites du territoire qu’elles doivent occuper.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous ferez connaître au général Brune que la convention faite par le général Masséna n’a pas été approuvée par le gouvernement, comme contraire à celle de Marengo[^2].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le général Brune doit faire occuper sur-le-champ toute la rive droite du Pô, telles qu’étaient les limites de la Cisalpine, y compris même Ponte di Lagoscuro. Il doit également occuper Lucques et Pesaro.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il doit faire connaître au général commandant en Toscane que, si sous quarante-huit heures toutes les levées ne sont pas licenciées, tous les paysans ne rentrent pas chez eux, la Toscane ne sera pas admise à jouir du bénéfice de l’armistice. Il mettra sur cette lettre l’adresse : À Monsieur le général commandant, au nom de S. A. R. le grand-duc de Toscane[^3], en Toscane.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Et si effectivement le général Sommariva ne désarme pas les paysans et ne fait pas tout rentrer dans l’état de paix, il enverra 3 000 Cisalpins et 6 000 Français prendre possession de la Toscane.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le général Macdonald suivra les mouvements de l’armée d’Italie et commencera les hostilités le même jour où les hostilités recommenceraient en Italie, en prévenant le général Moreau, auquel vous ferez part de tout ceci, pour que, dans ce cas, il manœuvre de manière à contenir l’armée autrichienne.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Si dans cet intervalle la rupture de l’armistice avait eu lieu en Italie, le général Brune a le plein pouvoir d’agir selon les événements, en profitant le plus possible de sa position. Ainsi, par exemple, s’il avait eu une victoire, il exigerait qu’on lui remît Peschiera et Ferrare ; sans quoi, il continuerait jusqu’à ce qu’il eût jeté l’ennemi derrière l’Adige.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Armistice de Parsdorf, signé par Moreau et bientôt prolongé. [^2]: Capitulation de Gênes du 4 juin 1800. [^3]: Ferdinand III. [^4]: Expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 103, fol. 41.</body> |