| identifiant | CG3-5643.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1800/09/13 00:00 |
| titre | Napoléon à Carnot, ministre de la Guerre |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5643. - </b>À Carnot, ministre de la Guerre</h1><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 26 fructidor an VIII [13 septembre 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Écrivez par le télégraphe à Strasbourg qu’on envoie un courrier au général Moreau[^1], pour lui porter la dépêche ci-après :</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le courrier qu’on attendait de Vienne est de retour ; il ne porte aucune réponse positive[^2]. Cela prouve que la cour de Vienne veut gagner l’hiver. Faites connaître au général autrichien que vous êtes obligé de recommencer les hostilités, parce que Sa Majesté Impériale a refusé de ratifier les préliminaires de paix signés à Paris par M. le comte de Saint-Julien[^3] ; que, si cependant il consent à vous remettre sans délai les places d’Ingolstadt, Ulm et Philipsbourg, vous accorderez une prolongation de suspension d’armes d’un mois[^4]. La saison est courte, les moments sont précieux.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Répondez à M. de Lehrbach[^5] qu’un courrier de Paris lui portera incessamment les passeports dont il paraît avoir besoin ; qu’en attendant il est maître, s’il le juge à propos, de rester où il se trouve ou de se rendre à Munich.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le principe du gouvernement, puisqu’on veut le tromper, est : négocier et se battre.[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Commandant en chef de l’armée d’Allemagne. [^2]: Le général Moreau a signé l’armistice de Parsdorf avec le général autrichien Kray le 12 juillet. La France attend la prolongation de cet armistice. [^3]: Le comte de Saint-Julien, après avoir combattu à Marengo, est le général chargé par l’Autriche d’aller négocier à Paris. Il est sans réel pouvoir de négociations : l’Autriche veut gagner du temps. Saint-Julien sera disgracié à son retour à Vienne pour avoir accepté de signer les préliminaires dont parle Bonaparte. [^4]: Selon ces instructions, Moreau occupera les places citées et imposera une prolongation de l’armistice le 30 septembre. [^5]: Le comte de Lehrbach (1750-1805), diplomate autrichien installé à Munich, travaille depuis une dizaine d’années à dresser les États allemands contre la France. Il a été nommé au congrès de Lunéville par son gouvernement ce qui, on s’en doute, n’enchante pas Bonaparte. [^6]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 5099, d’après le dépôt de la Guerre. Extrait [catalogue de vente], Groupe Gersaint, Paris – Hôtel Ambassador, 22 et 23 mai 1995, n° 651.</body> |