| identifiant | CG3-5578.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1800/07/29 00:00 |
| titre | Napoléon à François II, empereur germanique |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5578. - </b>À François II, empereur germanique</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">[Mortefontaine], 10 thermidor an VIII [29 juillet 1800][^1]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai reçu la lettre que Votre Majesté m’a fait remettre par M. le comte de Saint-Julien. Les préliminaires de paix qu’il porte seront j’espère, suivis promptement du traité définitif.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Nos deux nations, les plus puissantes du continent, sont également fatiguées de la guerre. Leur vœu les portera, je l’espère, à se reposer longtemps dans les douceurs de la paix.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il ne dépendra jamais de moi que toutes les difficultés ne soient promptement aplanies ; tout ce qui est raisonnable, promptement exécuté, et tous les nuages qui pourraient s’élever par la suite, promptement dissipés.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Par la mesure que Votre Majesté a prise d’envoyer M. le comte de Saint-Julien à Paris, les préliminaires se trouvent signés avant qu’on se doute en Europe que nous sommes en pourparlers, et Votre Majesté continuera de penser qu’il serait avantageux que la paix définitive se trouvât signée avant que l’on sût en Europe que nous avons négocié.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">La politique des États qui n’éprouvent pas les horreurs de la guerre doit être de voir s’affaiblir par elle deux États aussi formidables que la France et l’Autriche.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les questions de la paix ne sont plus nouvelles comme elles l’étaient lors des négociations de Campoformio. En moins de jours que l’on n’a fait les préliminaires, on peut aujourd’hui rédiger le traité définitif ; ce qui épargnerait beaucoup de sollicitudes et beaucoup d’argent à l’un et à l’autre État.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Quant à l’Angleterre, avec laquelle les circonstances de la guerre avaient engagé Votre Majesté à former des liaisons, la paix une fois faite avec Votre Majesté, la France désire la faire aussi avec l’Angleterre. Votre Majesté peut, de cette déclaration, faire auprès de l’Angleterre l’usage qu’elle jugera convenable.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le citoyen Duroc, mon aide de camp, qui remettra cette lettre à Votre Majesté, lui fera connaître de vive voix l’estime et la considération toute particulière que j’ai pour elle.[^2]</p> [^1]: La papier à entête n’a pas été corrigé et porte « Paris » que Bonaparte a quitté la veille en fin d’après-midi et où il retourne le lendemain. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 910, d. 7. Il est noté en marge que cette lettre n’a pas été envoyée.</body> |