CG3-5546.md

identifiantCG3-5546.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/07/20 00:00
titreNapoléon au général Augereau, commandant en chef de l'armée française en Batavie
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5546. - </b>AU GÉNÉRAL AUGEREAU, COMMANDANT EN CHEF de L’ARMÉE FRANÇAISE EN BATAVIE</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 1<sup>er</sup> thermidor an VIII [20 juillet 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je reçois, citoyen général, par votre frère[^1], votre lettre du 27 messidor.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous devez avoir reçu du ministre de la Guerre un courrier extraordinaire, avec l’ordre de presser votre marche, parce que des négociations de paix vont s’ouvrir et qu’il est très intéressant que vous vous trouviez à cette époque en Allemagne, tant pour vivre sur le pays ennemi, y lever des contributions, que pour y obliger les petits princes à des paix séparées[^2].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je reçois à l’instant, par le télégraphe, la nouvelle que Moreau a conclu un armistice avec l’armée ennemie[^3]. Il avait été prévenu de votre mouvement ; ainsi je pense que cela ne vous dérangera en rien. Je recevrai demain les conditions de l’armistice, et je vous expédierai sur-le-champ un courrier à Mayence.[^4]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p> [^1]: Jean-Pierre, chef de brigade et aide de camp du général. [^2]: Le Premier Consul aurait désiré ne traiter d’un armistice général qu’après une avancée significative d’Augereau au centre de l’Allemagne. Voir n° 5483. [^3]: Le 12 juillet, Moreau a favorablement accueilli les ouvertures de Kray pour une suspension d’armes. Elle a été signée le 15 à Parsdorf entre Lahorie et Dietrichstein munis des pouvoirs spéciaux de leurs chefs. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 861, thermidor an VIII, n° 2.</body>