CG3-5535.md

identifiantCG3-5535.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/07/18 00:00
titreNapoléon à Abrial, ministre de la Justice
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5535. - </b>À Abrial, ministre de la Justice</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 29 messidor an VIII [18 juillet 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les consuls ont reçu, citoyen ministre, le dernier travail de la commission des émigrés ; ils n’en ont pas été satisfaits[^1].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le bureau particulier que vous aviez chargé de préparer le travail de la commission a donné l’exemple de la partialité. La commission propose à la radiation des émigrés qui naguère portaient encore les armes contre la République. Le gouvernement est obligé de faire recommencer le travail.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Renvoyez le citoyen Lepage ; il a abusé de votre confiance. Présentez, dans le courant de la décade prochaine, au gouvernement un nouveau projet pour la formation des bureaux de la commission. N’y comprenez point ceux qui composaient le premier bureau : ils n’ont pas la confiance publique.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Composez votre bureau particulier d’hommes justes, intègres et forts. Qu’ils soient bien convaincus que l’intention du gouvernement n’est pas de fermer la porte aux réclamations des individus victimes de l’incohérence des lois sur l’émigration, mais qu’il sera inexorable pour ceux qui ont été les ennemis de la patrie.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il vous appartient de surveiller l’exécution des lois ; ne présentez à la signature du Premier consul aucun acte qu’elles réprouvent.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Une lutte sourde a lieu à la tête de l’État entre partisans et adversaires d’une large amnistie des émigrés. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 4997, d’après les Archives de l’Empire.</body>