| identifiant | CG3-5475.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1800/06/29 00:00 |
| titre | Napoléon à Cambacérès et Lebrun, consuls de la République |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5475. - </b>À Cambacérès et Lebrun, consuls de la République</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lyon, 10 messidor an VIII [29 juin 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’arrive à Lyon, citoyens consuls. Je m’y arrête pour poser la première pierre des façades de la place Bellecour[^1], que l’on va rétablir. Cette seule circonstance pouvait retarder mon arrivée à Paris ; mais je n’ai pas tenu à l’ambition d’accélérer le rétablissement de cette place, que j’ai vue si belle et qui est aujourd’hui si hideuse. On me fait espérer que, dans deux ans, elle sera entièrement achevée. J’espère qu’avant cette époque le commerce[^2] de cette ville, dont s’enorgueillissait l’Europe entière, aura repris sa première prospérité.[^3]</p> [^1]: La place Bellecour offre l’aspect d’un chantier de démolition ; naguère encadrée de façades monumentales, elle avait été saccagée par les troupes de la Convention. Les démolitions furent à l’époque ordonnées et supervisées par Couthon, Collot d’Herbois et Fouché. [^2]: La ville est exsangue, l’économie ayant été ruinée pendant les dix premières années de la Révolution. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 861, messidor an VIII, n° 16.</body> |