CG3-5462.md

identifiantCG3-5462.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/06/22 00:00
titreNapoléon à Cambacérès et Lebrun, consuls de la République
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5462. - </b>À Cambacérès et Lebrun, consuls de la République</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 3 messidor an VIII [22 juin 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai expédié, citoyens consuls, un courrier à l’Empereur, avec une lettre[^1] que le ministre des Relations extérieures[^2] vous communiquera. Vous la trouverez un peu originale, mais elle est écrite sur un champ de bataille.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Une partie de la Garde est partie aujourd’hui pour se rendre à Paris avec les drapeaux pris à Marengo. La route est calculée de manière qu’elle sera à Paris avant le 14 juillet. Il est nécessaire de s’étudier à rendre cette fête brillante, et d’avoir soin qu’elle ne singe pas les fêtes qui ont eu lieu jusqu’à ce jour. Un feu d’artifice serait d’un bon effet. Les courses de chars pouvaient être très bonnes en Grèce, où l’on se battait sur des chars ; cela ne signifie pas grand-chose chez nous.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai reçu ce matin la nouvelle que nous sommes entrés hier dans la citadelle de Turin. J’attends, à chaque instant, celle de notre entrée dans Gênes.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le <i>Journal des Défenseurs de la Patrie</i> était rédigé par des hommes très malintentionnés, aux yeux desquels, dans le temps, je fis connaître au ministre de la Police[^3] que je le supprimerais, si le citoyen Lagarde ne s’en rendait exclusivement responsable. J’apprends que depuis l’on fait de grands procès ; voyez à mettre fin à tout cela.[^4]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p> [^1]: La lettre à François II , n° 5440. [^2]: Talleyrand. [^3]: Fouché. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 861, messidor an VIII, n° 8.</body>