| identifiant | CG3-5461.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1800/06/21 00:00 |
| titre | Napoléon à Lucien, ministre de l’Intérieur |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5461. - </b>À Lucien, ministre de l’Intérieur</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 2 messidor an VIII [21 juin 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je vois dans le<i> Moniteur</i>[^1]<i>,</i> citoyen ministre, le prospectus de la fête pour le 14 juillet.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous trouverez ci-joint un arrêté concernant les honneurs à rendre au général Desaix[^2]. Peut-être serait-il convenable de faire prononcer son oraison funèbre par Garat, Fontanes, ou tout autre. Vous sentez qu’il est nécessaire que ce morceau soit extrêmement soigné.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Vous trouverez ci-joint copie d’une lettre que je viens d’écrire au général en chef Berthier. Je désirerais que ces deux virtuoses exécutassent, avec des chœurs, un morceau italien que vous feriez composer sur la délivrance de la Cisalpine et de la Ligurie, et la gloire de nos armes. C’est un supplément à faire à votre prospectus.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le général Berthier m’informe qu’il compte envoyer ou madame Billington ou madame Grassini[^3], qui sont les deux plus célèbres virtuoses d’Italie. Faites donc composer un beau morceau en italien, avec une bonne musique. Le ton de voix de ces actrices doit être connu des compositeurs italiens.[^4]</p> [^1]: <span></span><i>Moniteur</i> du 27 prairial an VIII (16 juin 1800). [^2]: Le corps de Desaix restera (et se trouve toujours) à l’hospice du Grand Saint-Bernard. Un projet de statue ne verra pas le jour. [^3]: Bonaparte en fait sa maîtresse et l’installera à Paris. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 861, messidor an VIII, n° 7.</body> |