CG3-5444.md

identifiantCG3-5444.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/06/17 00:00
titreNapoléon au général Moreau, commandant en chef de l’armée du Rhin
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5444. - </b>Au général Moreau, commandant en chef de l’armée du Rhin</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 28 prairial an VIII [17 juin 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le sort de l’Italie, citoyen général, vient d’être décidé par deux batailles assez sérieuses, l’une à Montebello, près Casteggio, l’autre entre Marengo et San-Giuliano. Desaix, qui était arrivé la veille, a été tué à cette dernière. Sa famille et la République font une grande perte ; mais la nôtre est plus grande encore.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">M. Melas se trouvait, après cette bataille, enveloppé de tous côtés ; il a signé la convention que vous trouverez ci-jointe[^1].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il fait ici, comme à votre armée, un temps assez mauvais, ce qui nous fatigue beaucoup ; tous les soirs nous avons deux heures de pluie.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’arrive à Milan, et je suis un peu fatigué. Je vous écrirai plus en détail un autre jour.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Dès l’instant que la plus grande partie des places fortes sera dans nos mains, je ferai signifier à la cour de Vienne que les expressions du premier article, jusqu’à la réponse de la cour de Vienne[^2]<i>,</i> doivent s’étendre à quinze jours seulement. Ce temps est nécessaire à l’armée pour organiser son artillerie[^3].[^4]</p> [^1]: Convention d’armistice d’Alexandrie. [^2]: Réponse à la lettre du 16 juin 1800 (Voir). [^3]: Cette remarque prouve bien que l’artillerie française est désorganisée et a besoin de cette suspension des hostilités pour se remettre en état. Dans le cas contraire, Bonaparte n’aurait pas laissé échapper l’occasion de détruire l’armée de Melas après Marengo. Cette raison militaire s’ajoute à la nécessité politique d’un retour anticipé : on complote à Paris, jusque dans les milieux officiels, pour savoir ce qu’il conviendrait de faire en cas de disparition du Premier Consul. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 861, prairial an VIII, n° 67.</body>