CG3-5365.md

identifiantCG3-5365.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/05/24 00:00
titreNapoléon à Fouché, ministre de la Police générale
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5365. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Aoste, 4 prairial an VIII [24 mai 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je reçois, citoyen ministre, votre lettre sans date, qui m’est annoncée par le courrier du 29. La réponse à toutes les intrigues, à toutes les cabales, à toutes les dénonciations, sera toujours celle-ci : c’est que, pendant le mois que j’aurai été absent, Paris aura été parfaitement tranquille[^1]. Après de tels services, on est au-dessus de la calomnie, et, auprès de moi, cette épreuve n’était pas nécessaire et ne peut rien ajouter à la confiance entière que j’ai en vous. Il sera possible que je vous dise aujourd’hui ce que je vous ai dit plusieurs fois : étudiez la génération actuelle et la manière d’établir une bonne police dans la République ; c’est une connaissance qui demande du temps. Je vois avec plaisir que vous y faites toujours des pas de géant. Deux ou trois découvertes comme le comité anglais, et vous aurez dans l’histoire du temps un rôle honorable et beau.[^2]</p> [^1]: Pendant l’absence de Bonaparte, des conciliabules auront lieu afin d’examiner les solutions possibles dans l’hypothèse d’une défaite ou, pis, de sa mort au combat. Sieyès prêtera l’oreille à ces discussions. L’annonce de la victoire mettra fin à cet épisode que l’on appelle souvent « la crise de Marengo ». [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 861, prairial an VIII, n° 6.</body>