| identifiant | CG3-5357.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1800/05/24 00:00 |
| titre | Napoléon au général Bernadotte, commandant en chef de l’armée de l’Ouest |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5357. - </b>Au général Bernadotte, commandant en chef de l’armée de l’Ouest[^1]</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Aoste, 4 prairial an VIII [24 mai 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je réponds, mon cher général, à votre courrier du 21 et du 23 floréal. Dirigez les 4 000 fusils que vous avez de disponibles sur Dijon. J’écris au ministre de la Guerre[^2] pour que vous soyez investi de toute l’autorité nécessaire, remédiez aux abus et assurez la subsistance et l’habillement de vos troupes. Pressez, autant qu’il vous sera possible, la rentrée des impositions.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’écris au ministre de la Guerre pour qu’on vous fasse passer 500 000 francs, pour aligner la solde et fournir aux besoins des troupes à votre disposition.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">L’ennemi ne s’attendait pas au mouvement que nous avons fait par le Saint-Bernard. Il était rassuré par la faiblesse de nos postes du côté de Briançon et du mont Cenis ; c’est par là qu’il s’attendait à une diversion[^3]. Jusqu’à hier, où nous nous sommes emparés d’Ivrée, il ne croyait pas que nous fussions plus de 4 à 5 000 hommes. Nous avons eu beaucoup de peine à traîner notre artillerie à travers le Saint-Bernard. Voici la position de l’ennemi au 28 floréal :</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">20 000 hommes devant Gênes, 15 000 à Nice et dans la Rivière, 6 000 depuis Pignerol jusqu’à Suse, 3 000 dans la vallée d’Aoste, 10 000 dans la Lombardie et ses garnisons. Sa cavalerie était en partie à Turin et une partie dans le Tortonais.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Mille choses aimables à madame Bernadotte, si elle est à Brest.[^4]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Depuis le 18 avril 1800. Il en a pris le commandement le 3 mai. [^2]: Carnot a repris son ministère le 20 mai, après une mission à l’armée du Rhin et un crochet par Lausanne où il a rencontré le Premier Consul. [^3]: Aux ordres de Turreau. [^4]: Expédition, Archives nationales de Suède, fonds Bernadotte.</body> |