CG3-5341.md

identifiantCG3-5341.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/05/19 00:00
titreNapoléon à Boinod, commissaire ordonnateur
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5341. - </b>À Boinod[^1], commissaire ordonnateur</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Martigny, 29 floréal an VIII [19 mai 1800][^2]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">16 000 rations de biscuit et 10 000 rations de pain partent à l’instant pour Saint-Branchier. Cela, distribué à la division Chambarlhac, lui fera du pain pour trois jours.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le général Berthier a fait des réquisitions de voitures dans les cantons voisins. Si les voiturins [<i>sic</i>] ne sont pas payés, ils ne feront qu’un voyage.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai demandé au gouvernement helvétique 300 mulets et 100 voitures qui doivent être dirigés sur Villeneuve. J’ai promis qu’ils seraient payés tous les soirs. Si on ne leur tient pas parole, ils s’en iront.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Enfin la chambre administrative du Valais a requis 100 mulets ; 40 sont déjà arrivés ; il faut encore les payer.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Faites-moi connaître s’il y a quelqu’un dans l’armée chargé de payer ces réquisitions[^3].</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les subsistances ne manquent point à Villeneuve ; les moyens de transport seuls manquent et nous exposeront à mourir de faim dans la vallée d’Aoste[^4], où il n’y a que du foin et du vin.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Répondez-moi, je vous prie, sur cet article, et faites-moi connaître quel est l’ordonnateur chargé d’activer les transports de Villeneuve sur Aoste, et par là d’assurer les subsistances de l’armée[^5].[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span> Jean Daniel Mathieu (1756-1842), originaire du canton de Vaud, imprimeur-libraire puis quartier-maître de la légion des Allobroges (1792), il est nommé commissaire des guerres provisoire (novembre 1794), fonction confirmée l’année suivante. Il se lie avec Bonaparte au siège de Toulon et le suit en Italie (1796) puis en Égypte (1798). Au cours de ces deux campagnes, il est plus particulièrement chargé des équipements de l’artillerie et du génie. Il quitte l’Égypte en septembre 1799 et est nommé commissaire ordonnateur (janvier 1800), puis inspecteur aux revues le mois suivant. Il organise les transports au Grand Saint-Bernard pour la campagne de Marengo et devient par la suite ordonnateur en chef de l’armée d’observation du Midi sous Murat (juillet 1800-janvier 1801). Il est nommé inspecteur aux revues de la 6<sup>e</sup> division militaire (Besançon), le 15 janvier 1802. [^2]: L’original de cette lettre n’a pas été retrouvé. Le capitaine Cugnac estime, d’après le contexte et la position de la division Chambarlhac, que la date du 27 floréal (17 mai) semble être la plus plausible. [^3]: Le commissaire des guerres Dupont, à Villeneuve. [^4]: <span></span> On comprend ici les motivations plus explicites de Bonaparte pour exiger le stockage de 1 500 000 rations de biscuit. Voir notamment les numéros 5032, 5303 et 5316. [^5]: Boinod. [^6]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 4826, d’après l’expédition communiquée par M. Boinod. <span lang="en-GB">Extrait, [catalogue de vente] Sotheby’s, </span><span lang="en-GB"><i>Catalogue of the renowned collection of autograph letters and historical documents formed by the late Earl of Crawford and Balcarres, the third portion</i></span><span lang="en-GB">, 30 novembre 1925, p. 153, n° 895.</span></body>