| identifiant | CG3-5334.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1800/05/18 00:00 |
| titre | Napoléon à Joséphine |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5334. - </b>À Joséphine</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Martigny, 28 floréal an VIII [18 mai 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je suis ici depuis trois jours, au milieu du Valais et des Alpes, dans un couvent de Bernardins. L’on n’y voit jamais le soleil : juge si l’on y est agréablement ! J’aime bien de te voir gronder, toi qui es à Paris au milieu des plaisirs et de la bonne compagnie. L’armée file en Italie ; nous sommes à Aoste, mais le Saint-Bernard offre bien des difficultés à vaincre.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je t’ai écrit souvent. Quant à mademoiselle Hortense, quand elle sera grande dame, on lui écrira ; aujourd’hui elle est trop petite : l’on n’écrit pas aux enfants.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Cette pauvre M<sup>me</sup> Lucien est donc morte[^1] ? Elle a bien souffert. Son mari doit être bien triste. Je le plains. Perdre sa femme, c’est perdre sinon la gloire, au moins le bonheur.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Mille choses aimables à Hortense, et mille douceurs à Joséphine.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Bonaparte</h3> [^1]: La première femme de Lucien Bonaparte, Christine Boyer, vient de mourir (14 mai). [^2]: <span></span> Ida de Saint-Elme, <i>Mémoires d’une contemporaine</i>, Ladvocat, 1828, t. II, p. 395.</body> |