CG3-5330.md

identifiantCG3-5330.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/05/18 00:00
titreNapoléon à Cambacérès et Lebrun, consuls de la République
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5330. - </b>À Cambacérès et Lebrun, consuls de la République</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Martigny, 28 floréal an VIII [18 mai 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je reçois, citoyens consuls, votre lettre du 24 floréal. Je vous remercie de la part que vous prenez à la mort de la femme de mon frère[^1]. Depuis longtemps elle souffrait.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Nous luttons contre la glace, la neige, les tourmentes et les avalanches. Le Saint-Bernard, étonné de voir tant de monde le franchir si brusquement, nous oppose quelques obstacles. Le tiers de notre artillerie de campagne a cependant déjà passé. Le général Berthier me mande, du 26, qu’il est entré à Aoste. Le général Lannes, qui commande l’avant-garde, a eu avec un bataillon de Croates une affaire d’avant-poste de peu d’importance. Le bataillon, qui voulait défendre l’entrée d’Aoste, a été culbuté.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je suis ici au milieu du Valais, au pied des grandes Alpes.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Dans trois jours, toute l’armée sera passée.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">À moins que cela ne fût très nécessaire, je crois que vous feriez bien de ne pas donner ces nouvelles au public. Il vaut mieux attendre que l’armée soit en Italie et que les événements militaires soient sérieusement commencés.[^2]</p> [^1]: Lucien Bonaparte [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 861, floréal an VIII, n° 99.</body>