| identifiant | CG3-5329.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1800/05/18 00:00 |
| titre | Napoléon au général Berthier, commandant en chef l’armée de Réserve |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5329. - </b>Au général Berthier, commandant en chef l’armée de Réserve</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Martigny, 28 floréal an VIII [18 mai 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je reçois au même instant, citoyen général, vos deux lettres d’Étroubles : une d’1 heure après midi, du 27, et l’autre du même jour, 9 heures du soir.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Nous avons eu aujourd’hui une belle journée, qui favorisera le passage des munitions.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Toute la cavalerie est ici ; j’en ralentis un peu le mouvement, afin de ne pas trop vous encombrer de l’autre côté, jusqu’à ce que je sache la prise de ce vilain castel de Bard.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les Italiens sont partis ce matin.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les 1 000 hommes de cavalerie partis de Paris quelques jours avant moi sont arrivés à Nyon ; ainsi les voilà à l’armée.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai envoyé un courrier à Genève pour que Petiet fasse passer 200 000 cartouches et 200 000 rations de biscuit par le petit Saint-Bernard.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les bœufs défilent à force : la tête du parc des bœufs est arrivée à Lausanne.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je viens de recevoir un courrier de Paris, du 24. Tout y est parfaitement tranquille.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’attendrai ici, avant de passer, mon courrier du 25.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai requis, il y a quatre jours, 300 mulets et 100 voitures pour Villeneuve ; mais le commissaire des guerres Dupont se plaint de ce qu’on ne lui a laissé aucun argent. Je viens d’ordonner qu’on lui donnât 20 000 francs pour les transports. Le commissaire des guerres de Martigny se plaint aussi qu’on ne lui a donné que 1 200 francs pour les fourrages.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai requis 800 mulets dans le haut Valais ; j’en attends la tête demain.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 102, fol. 117.</body> |