CG3-5276.md

identifiantCG3-5276.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/05/11 00:00
titreNapoléon à Cambacérès et Lebrun, consuls de la République
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5276. - </b>À Cambacérès et Lebrun, consuls de la République</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Genève, 21 floréal an VIII [11 mai 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai reçu ce matin, citoyens consuls, votre courrier du 17 floréal. Je vois, au n<sup>o</sup> 4 des notes que vous m’avez envoyées, que l’on réclame toujours pour le citoyen Maris, condamné à mort pour la reddition de Ceva. Je ne sais pas où en est cette affaire ; mais je sais que Ceva a été lâchement livrée à des paysans, et qu’épargner le coupable dans cette circonstance n’est point humanité ; c’est causer la mort d’un grand nombre de braves.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les 100 000 francs qui ont été mis à la disposition du citoyen Boinod, et les 200 000 francs à celle de l’ordonnateur Lambert, à Lyon, ne pourront pas être soldés, l’argent des conscrits ayant été employé à d’autres objets.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">On continue toujours à me rendre compte qu’une grande quantité d’argent se trouve en stagnation chez les receveurs ; on dit, entre autres, qu’il y a 300 000 francs chez celui de Grenoble[^1].[^2]</p> [^1]: Regnard. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 861, floréal an VIII, n° 63.</body>