| identifiant | CG3-5214.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1800/04/28 00:00 |
| titre | Napoléon au général Berthier, commandant en chef l’armée de Réserve, à Dijon |
| texte en markdown | <body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5214. - </b>Au général Berthier, commandant en chef l’armée de Réserve, à Dijon</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 8 floréal an VIII [28 avril 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je reçois, citoyen général, votre lettre du 7.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">La 30<sup>e</sup> demi-brigade [de ligne] doit, à l’heure qu’il est, être arrivée, ainsi que la 13<sup>e</sup> légère.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Ce qui vous embarrasse, ce sont les attelages d’artillerie et les munitions de guerre :</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">1<sup>o</sup> 400 chevaux sont partis avec la division de Chambarlhac ; </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">2<sup>o</sup> 460 sont partis avec la garde ; </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">3<sup>o</sup> 200 sont partis avec les différents corps arrivés de l’Ouest ; </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">4<sup>o</sup> 60 sont partis avec les affûts-traîneaux ; </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">5<sup>o</sup> 230 sont partis le 6 floréal et doivent arriver le 13 ; </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">6<sup>o</sup> 130 partent aujourd’hui de Versailles ; </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">7<sup>o</sup> 400 partiront décadi ; </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">8<sup>o</sup> 300 partiront le 11 ; </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">9<sup>o</sup> 400 partiront le 11 avec le second détachement de la garde ; </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">10<sup>o</sup> 420 mulets de Boinod[^1] que vous devez avoir,</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Total, 3 000 chevaux.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Les attelages numérotés 5<sup>o</sup>, 6<sup>o</sup>, 7<sup>o</sup>, 8<sup>o</sup> vous portent des cartouches, des fusils et autres munitions de guerre.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Appelez auprès de vous un nommé Colombini, qui est à Vienne en Dauphiné entrepreneur des routes, et qui connaît parfaitement le grand et le petit Saint-Bernard et tous ses débouchés.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Appelez également le citoyen Pavetti, chef de bataillon de la légion italique, qui se trouve au dépôt, qui connaît parfaitement toute cette partie.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’attends avec impatience des nouvelles du Rhin et d’Italie.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Donnez des ordres pour qu’à mesure que les chevaux arriveront à Auxonne, on les fasse filer pour renforcer vos attelages et traîner le complément d’approvisionnements dont vous auriez besoin.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Il ne sera fait aucun changement à l’organisation de la légion italique.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Établissez à Genève un atelier pour les réparations d’artillerie, un atelier de bourreliers pour vous faire des harnais d’artillerie, dont on a toujours besoin. Prenez des mesures pour avoir en réserve, à Genève, un millier de harnais et des fers. Faites également établir à Genève une bonne salle d’artifices.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je désire ne partir de Paris que lorsque tout sera prêt et lorsque vous me l’aurez annoncé.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Par l’état que vous m’avez envoyé, je vois que vous n’aurez un corps respectable à Genève que vers le 15 du mois.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">À 5 heures du soir.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le télégraphe m’apprend à l’instant que le général Sainte-Suzanne, qui a débouché sur la Kinzig le 5, est toujours dans les positions de Willstett et Urloffen.</p> [^1]: Il est chargé de rassembler 2 000 mulets à Bourg-en-Bresse. [^2]: Expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 102, fol. 93.</body> |