CG3-5091.md

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fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/03/12 00:00
titreNapoléon au général Lacuée, président de la section de la Guerre du Conseil d’État
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 5091. - </b>Au général Lacuée, président de la section de la Guerre du Conseil d’État</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 21 ventôse an VIII [12 mars 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je prie le citoyen Lacuée de relire avec attention la loi sur la gendarmerie, du 28 germinal an VI, et le règlement du Directoire exécutif qui suivit cette loi, et de me présenter un projet de règlement qui tienne lieu de cette loi.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Le citoyen Lacuée trouvera ci-joint quelques observations qui m’ont frappé en parcourant la loi du 28 germinal.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in"><br/> </p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">NOTE.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">1<sup>o</sup> L’article 149 défend aux autorités civiles et militaires d’employer la gendarmerie à porter leurs dépêches : c’est cependant à l’inexécution de cette loi que l’on doit en grande partie l’inactivité de la gendarmerie.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">2<sup>o</sup> Revoir le titre III ; il me paraît qu’un chef de division de gendarmerie, et à plus forte raison un chef d’escadron et un capitaine, n’a pas le droit de réunir plusieurs brigades sans une réquisition. Il faut réformer ce titre. Les officiers de la gendarmerie doivent avoir le droit de réunir les brigades pour escorter les diligences, faire des battues sur les chemins, dans les bois, et dresser des embûches aux brigands : opérations qui ne se peuvent faire qu’avec le secret de l’organisation militaire ; ils doivent pouvoir aussi se trouver aujourd’hui dans un canton, et le lendemain à dix lieues.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">3<sup>o</sup> Il y aura près du ministre de la police[^1] un chef de division de gendarmerie qui pourra, si cela est nécessaire, avoir le grade d’adjudant général ou de général de brigade, lequel sera chargé de la correspondance avec tous les chefs de division, et de rédiger, tous les cinq jours, un extrait de cette correspondance et des bulletins et procès-verbaux.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">4<sup>o</sup> Les chefs de division de gendarmerie doivent avoir le droit de réunir toute la gendarmerie dans un département qui en aurait besoin.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">5<sup>o</sup> Faire un titre pour l’escorte des diligences, courriers de malle et circulation des deniers publics.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">6<sup>o</sup> Établir la gendarmerie à pied, au lieu de la gendarmerie à cheval, dans les pays montagneux, et, dans les pays coupés, diminuer la gendarmerie à cheval et augmenter la gendarmerie à pied.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">7<sup>o</sup> Présenter un tableau de comparaison de ce que coûte une compagnie de gendarmerie à cheval, avec une compagnie de gendarmerie à pied.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Fouché. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 4657, d’après les Archives de l’Empire.</body>