CG3-4936.md

identifiantCG3-4936.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1800/02/05 00:00
titreNapoléon au général Masséna, commandant en chef l’armée d’Italie
texte en markdown<body><h1 align="justify" lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 4936. - </b>Au général Masséna, commandant en chef l’armée d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 16 pluviôse an VIII [5 février 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">J’ai vu avec beaucoup de plaisir, citoyen général, la fermeté que vous mettez pour rétablir l’ordre dans votre armée.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">On attend à chaque instant 1 500 000 francs de lettres de change sur Gênes et Marseille, tirées de Hollande, que l’on vous fera parvenir.[^1]</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Indépendamment des 500 000 francs que l’on vous a envoyés par un commissaire ordonnateur, on vous a fait passer 500 000 francs la décade dernière, et 500 000 francs cette décade.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">La Vendée est aux trois quarts pacifiée ; Brune a battu Georges[^2] et battu ses bandes du Morbihan. Tout me fait espérer que d’ici à quinze jours cette guerre sera finie.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je compte dans ce moment-ci que vous êtes à Gênes[^3]. L’adjudant général Lacroix[^4] doit vous avoir joint et fait part de mon projet.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je désirerais que vous profitassiez du moment où les neiges encombrent encore les débouchés de l’Apennin pour concentrer des forces à Gênes et faire un coup de main sur l’ennemi, soit qu’il se présentât devant Gavi ou dans la Rivière du Ponant.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je vous salue et attends de vos nouvelles.[^5]</p> [^1]: La situation financière et du ravitaillement de l’armée de Masséna est rendue très difficile par le blocus de Gênes par les Anglais et l’insécurité des campagnes environnantes. [^2]: Tandis que d’autres chefs Chouans acceptent de négocier, Georges Cadoudal a décidé de continuer à lutter. Il est vaincu à la bataille de Pont-du-Loc en janvier 1800 et doit traiter avec Brune qu’il rencontre le 4 février 1800, près de Thaix. Il viendra ensuite à Paris où il rencontrera le Premier Consul mais refusera de le servir. Il émigrera en Angleterre et ne reviendra que pour diriger la grande conspiration de l’an XII qui le verra finir sur l’échafaud. [^3]: Masséna arrive à Gênes cinq jours plus tard, le 10 février. [^4]: Pamphile Lacroix. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 861, pluviôse an VIII, n° 39.</body>