| identifiant | CG3-4844.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1800/01/04 00:00 |
| titre | Napoléon au général Saint-Hilaire, commandant de la 8e division militaire |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG3</i> - 4844. - </b>Au général Saint-Hilaire, commandant de la 8<sup>e</sup> division militaire[^1]</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 14 nivôse an VIII [4 janvier 1800]</h2><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je suis satisfait, citoyen général, de la conduite que vous tenez dans la 8<sup>e</sup> division, depuis que je vous en ai confié le commandement.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Éclairez le peuple, faites sentir à tous les citoyens que le temps des partis et des déchirements est passé[^2]. Mettez en mouvement les troupes qui sont à votre disposition et de forts piquets pris parmi les gardes nationales des communes, afin de rétablir la sûreté des routes et d’extirper les brigands qui troublent la tranquillité publique. Dans le pays où vous êtes, on a la tête chaude ; que toute cette chaleur se tourne vers le rétablissement du commerce, la gloire de nos armées, de notre marine, et tout ce qui peut rendre le nom français recommandable aux yeux de l’univers, et notre génération sera chère aux générations futures. Toutes les mesures extrêmes qui caractérisent un gouvernement faible et vacillant ne doivent plus exister. Toutes réunions de factions doivent être défendues plus encore dans le midi de la France que partout ailleurs, parce que là, plus que partout ailleurs, on est enclin à l’exagération. Dites souvent aux gardes nationales et aux différents citoyens que la révolution est finie ; que, s’il est quelques ambitieux qui ont besoin de haines, s’il en est qui veulent déchirer le pacte social, les rênes de l’État sont dans des mains fermes et accoutumées à surmonter tous les obstacles. Répétez-leur fréquemment que, si dans les circonstances difficiles l’indifférence pour la chose publique est blâmable, la modération est la plus grande vertu de l’homme.</p><p lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0in">Je vous ai élevé au grade de général de division[^3]. Apprenez bientôt au gouvernement que les bandes de malfaiteurs qui infestent les grands chemins sont dissoutes. Faites-lui connaître les communes et les individus qui s’emploieront avec le plus de zèle et prouveront par là leur dévouement à la République.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"> Bonaparte</h3> [^1]: À Marseille. Saint-Hilaire a été nommé en octobre 1799. [^2]: Brumaire a été mal accueilli à Marseille, notamment au sein de l’état-major de la division militaire. Une profonde épuration des cadres a été organisée (Voir, n° 4846). [^3]: Le 27 décembre 1799. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 861, nivôse an VIII, n° 2.</body> |