| identifiant | CG2-4817.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1799/12/25 00:00 |
| titre | Napoléon à Georges III, roi d'Angleterre |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 4817. - </b>À Georges III, roi d'Angleterre</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 4 nivôse an VIII [25 décembre 1799]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Appelé par le vœu de la nation française à occuper la première magistrature de la République, je crois convenable, en entrant en charge, d’en faire directement part à Votre Majesté.</p><p lang="fr-FR">La guerre qui depuis huit ans ravage les quatre parties du monde doit-elle être éternelle ? N’est-il donc aucun moyen de s’entendre ?</p><p lang="fr-FR">Comment les deux nations les plus éclairées de l’Europe, puissantes et fortes plus que ne l’exigent leur sûreté et leur indépendance, peuvent-elles sacrifier à des idées de vaine grandeur le bien du commerce, la prospérité intérieure, le bonheur des familles ? Comment ne sentent-elles pas que la paix est le premier des besoins comme la première des gloires ?</p><p lang="fr-FR">Ces sentiments ne peuvent pas être étrangers au cœur de Votre Majesté, qui gouverne une nation libre et dans le seul but de la rendre heureuse.</p><p lang="fr-FR">Votre Majesté ne verra dans cette ouverture que mon désir sincère de contribuer efficacement pour la seconde fois à la pacification générale, par une démarche prompte, toute de confiance et dégagée de ces formes qui, nécessaires peut-être pour déguiser la dépendance des États faibles, ne décèlent dans les États forts que le désir mutuel de se tromper.</p><p lang="fr-FR">La France, l’Angleterre, par l’abus de leurs forces, peuvent longtemps encore, pour le malheur de tous les peuples, en retarder l’épuisement ; mais, j’ose le dire, le sort de toutes les nations civilisées est attaché à la fin d’une guerre qui embrase le monde entier.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Expédition, Public Record Office’s, Granville papers, pro/30/29/8/2/60.</body> |