CG2-4726.md

identifiantCG2-4726.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1799/08/15 00:00
titreNapoléon au général Kléber
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 4726. - </b>Au général Kléber[^1]</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Le Caire, 28 thermidor an VII [15 août 1799]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Je reçois à l’instant, citoyen général, votre lettre du 26, à six heures du matin ; l’Arabe qui l’a apportée me dit être parti à neuf heures.</p><p lang="fr-FR">Je suis instruit qu’un grand nombre de bâtiments de ceux qui étaient à Aboukir en sont partis le 25, et, si ce ne sont pas ceux-là qui viennent faire de l’eau au Boghaz, ce sont des bâtiments qui étaient mouillés à Alexandrette et que le bruit des premiers succès d’Aboukir aura fait mettre à la voile.</p><p lang="fr-FR">Le bataillon de la 25<sup>e</sup> de ligne est parti pour vous rejoindre.</p><p lang="fr-FR">Je vous envoie la demi-galère <i>L’Amoureuse.</i></p><p lang="fr-FR">Vous pouvez disposer du général Vial, qui est dans le Garbieh avec un bataillon de la 32<sup>e</sup> de ligne ; il a avec lui une pièce de canon.</p><p lang="fr-FR">La cavalerie qui était à Alexandrie[^2], qui arrive à l’instant, se reposera la journée de demain, et, si cela est nécessaire, je la ferai partir sur-le-champ.</p><p lang="fr-FR">Quelque chose que ce convoi puisse être, je ne doute pas que vous n’ayez eu le temps de réunir votre division et de vous mettre bien en mesure.</p><p lang="fr-FR">J’ai des nouvelles de Syrie à peu près conformes aux vôtres. Ibrahim-Bey a avec lui 250 Mamelouks à cheval et 150 à pied, 500 hommes à cheval de Djezzar et 600 hommes à pied. Elfi-Bey[^3] n’a avec lui que 30 Mamelouks. Une partie des Arabes cherche, comme à l’ordinaire, les moyens de piller.</p><p lang="fr-FR">J’espère recevoir de vous, dans la journée de demain, des renseignements positifs sur cette flotte : qu’ils mettent trois jours à débarquer, comme ils ont fait à Aboukir, et je ne suis plus en peine de rien.</p><p lang="fr-FR">Je fais partir le chef de bataillon Ruty pour commander votre artillerie[^4].[^5]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: À Damiette. [^2]: <span></span> Le 15<sup>e</sup> régiment de dragons avec Davout. [^3]: Elfi-Bey [Mohammed-Bey-el-Elfi], chef mamelouk, adjoint de Mourad-Bey. Sa belle résidence, place Esbekieh devient celle de Bonaparte. [^4]: Ruty reprend sa fonction initiale après avoir été directeur du grand parc d’artillerie. [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 4356, d’après la collection Napoléon.</body>
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