| identifiant | CG2-4642.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1799/07/22 00:00 |
| titre | Napoléon au général Desaix, commandant l’expédition en Haute-Égypte |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 4642. - </b>Au général Desaix, commandant l’expédition en Haute-Égypte</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, El-Rahmânieh, 4 thermidor an VII [22 juillet 1799]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">L’ennemi a été renforcé de 30 bâtiments, citoyen général, ce qui fait 120 à 130 qui existent en ce moment dans la rade d’Aboukir. Il est maître de la redoute et du fort d’Aboukir depuis le 27 messidor.</p><p lang="fr-FR">Je pars aujourd’hui pour aller reconnaître la position qu’il occupe, et voir s’il est possible de l’attaquer et le culbuter dans la mer ; car il me paraît qu’il ne veut pas se hasarder à cerner Alexandrie, et qu’il se contente, en attendant qu’il connaisse les mouvements d’Ibrahim-Bey et de Mourad-Bey, de se fortifier à la presqu’île d’Aboukir.</p><p lang="fr-FR">Je désirerais bien avoir la cavalerie que je vous ai demandée ; si je reste en position devant lui, puisque sa position serait telle qu’il deviendrait impossible de l’attaquer, j’en aurai un besoin urgent.</p><p lang="fr-FR">Le général Friant sera sans doute à la suite de Mourad-Bey ; vous vous serez réunis de manière à pouvoir promptement vous porter au Caire. Je désire que vous vous y portiez de votre personne, avec votre première colonne. Vous vous ferez remplacer à Beni-Souef par votre deuxième colonne.</p><p lang="fr-FR">Arrivé au Caire, vous réunirez ce qui s’y trouve de la division Reynier, pour vous trouver à même de marcher à Ibrahim-Bey, s’il prenait le désert sans toucher à El-Arich ni à Katieh. Il devrait avoir, dans cette hypothèse, un millier de chameaux avec lui ; et, dès l’instant qu’il aura touché aux terres d’Égypte, ce qui pourrait être entre Belbeis et le Caire, il faudrait marcher à lui. La garnison du Caire trouvera dans les forts un refuge certain qui contiendra la ville, quelque événement qu’il puisse arriver.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 4303, d’après expédition communiquée par M. Pauthier.</body> |