| identifiant | CG2-4628.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1799/07/21 00:00 |
| titre | Napoléon à l’adjudant général Jullien de Bidon |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 4628. - </b>À l’adjudant général Jullien de Bidon[^1]</h1><p lang="fr-FR"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, El-Rahmânieh, 3 thermidor an VII [21 juillet 1799]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">J’ai reçu, citoyen commandant, des nouvelles d’Alexandrie ; l’ennemi n’a encore fait aucun mouvement, on croit que le fort d’Aboukir tient toujours[^2]. J’attends ce soir le général Menou avec une colonne. Envoyez tous les jours des reconnaissances, afin que je puisse être prévenu à temps si l’ennemi faisait un mouvement sur vous. J’attends ce soir 400 hommes de cavalerie, et dans quelques jours autant : alors il y aura des postes en échelons jusqu’au débouché du lac Madieh, qui vous couvriront ; mais jusqu’alors envoyez tous les matins de fortes reconnaissances pour me prévenir à temps, et, pour vous, rentrez dans votre fort[^3].[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Commandant la place de Rosette sous Menou. [^2]: Le 17 juillet à midi, le capitaine du génie Antoine Joseph Vinache (1771-1832) s’est rendu, avec ses 35 hommes. La petite garnison évite la décapitation grâce à l’intervention d’un émigré Bromley (Jacques Jean-Marie François Boudin de Tromelin, |alias Bromley] (1771-1842), né à Ploujean (Finistère), lieutenant d’infanterie émigré (1791), sert à l’armée des Princes puis au corps noble au service de l’Angleterre (1792-1795), fait prisonnier et écroué à la prison du Temple avec Sydney-Smith (1796), parvient peu après à s’évader, puis contribue ensuite à l’évasion de son complice quelques mois plus tard (1798). Il fait campagne, comme colonel, avec le commodore Smith sur les côtes d’Égypte et de Syrie (1798-1801). Autorisé à rentrer en France en 1802, puis arrêté comme complice de Cadoudal en 1804, libéré au bout de trois mois il reprend du service comme capitaine dans l’armée française (1806) où il fera une brillante carrière : général de brigade en 1813, inspecteur général d’infanterie à de nombreuses reprises) français au service des Turcs et des Anglais. [^3]: Fort Rachid également appelé fort Jullien, du nom du frère de l’adjudant général, aide de camp de Bonaparte tué au début de l’expédition. [^4]: <span></span> Charles Théodore Beauvais, <i>Correspondance inédite, officielle et confidentielle de Napoléon Bonaparte avec les cours étrangères, en Italie, en Allemagne et en Égypte</i>, Panckoucke, 1819-1820, t. IV, p. 408.</body> |