| identifiant | CG2-4515.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1799/07/03 00:00 |
| titre | Napoléon au général Reynier |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 4515. - </b>Au général Reynier[^1]</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Le Caire, 15 messidor an VII [3 juillet 1799]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">J’ai reçu, citoyen général, votre lettre d’El-Senytah, du 10 messidor. Toute la cavalerie de l’armée est dans ce moment-ci dans le Bahireh ; il sera possible cependant de réunir une centaine de chevaux d’ici au 20, en y mettant une partie de mes guides. Faites en sorte que ce jour-là les 100 hommes de cavalerie que vous avez soient à Belbeis, afin que ces 200 hommes réunis, avec une pièce de canon et 200 hommes d’infanterie, puissent nettoyer l’Ouadi. Je confierai cette opération au général Lagrange.</p><p lang="fr-FR">Le seul moyen qui vient de réussir parfaitement au général Rampon, et qui lui a fait lever en très peu de temps 100 chevaux et tout le miri du Kelioub, c’est d’arrêter les cheiks qui ne payent pas et de les tenir en otage jusqu’à ce qu’ils aient donné de bons chevaux et payé le miri. Avec votre infanterie et votre pièce de canon, vous en avez autant qu’il vous en faut pour ne pas vous détourner un instant de l’importante affaire de la levée du miri.</p><p lang="fr-FR">Pour surprendre Elfi-Bey[^2] dans l’Ouadi, il faut que les troupes partent le soir de Belbeis, marchent toute la nuit dans le désert, de manière à arriver à la petite pointe du jour au santon.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Commandant la province de Charkieh. [^2]: Elfi-Bey [Mohammed-Bey-el-Elfi], chef mamelouk, adjoint de Mourad-Bey. Sa belle résidence, place Esbekieh devient celle de Bonaparte. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 4246, d’après le dépôt de la Guerre. Extrait [catalogue de vente] Jacques Arnna, <i>Pages de l'épopée impériale recueillies par André de Coppet</i>, Tours, p. 105, n° 74.</body> |