CG2-4367.md

identifiantCG2-4367.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1799/06/02 00:00
titreNapoléon au général Berthier, chef de l’État-Major général de l’armée d’Orient
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 4367. - </b>Au général Berthier, chef de l’État-Major général de l’armée d’Orient</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, El-Arich, 14 prairial an VII [2 juin 1799]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Le 1<sup>er</sup> bataillon de la [13<sup>e</sup>][^1] tiendra garnison, jusqu’à nouvel ordre, dans le fort d’El-Arich.</p><p lang="fr-FR">Le commandant du génie[^2] y laissera 80 sapeurs et les ouvriers nécessaires.</p><p lang="fr-FR">Le général d’artillerie[^3] y laissera 50 canonniers, deux forges de campagne et le nombre d’ouvriers et d’artificiers nécessaire. Il laissera des attelages pour pouvoir atteler deux pièces de campagne.</p><p lang="fr-FR">L’état-major sera composé d’un chef de bataillon commandant la place, un adjudant capitaine ou lieutenant, un officier supérieur d’artillerie, deux adjudants capitaines ou lieutenants, deux officiers supérieurs du génie et deux adjudants d’un grade subalterne, un commissaire des guerres. Le tout sera, jusqu’à nouvel ordre, commandé par un adjudant général[^4], qui conservera avec lui 50 hommes de cavalerie et 20 dromadaires. Cet adjudant général rendra compte au général de brigade qui sera établi à Katieh[^5].</p><p lang="fr-FR">L’ordonnateur en chef[^6] prendra toutes les mesures pour approvisionner El-Arich de tout ce qui est nécessaire à 1 000 hommes de garnison pendant six mois.</p><p lang="fr-FR">Les magasins contenant l’approvisionnement de siège seront fermés. Le commissaire des guerres, le commandant de la place et le garde-magasin auront chacun une clef ; on ne pourra les ouvrir qu’en dressant un procès-verbal dont copie sera adressée au général en chef et à l’ordonnateur.</p><p lang="fr-FR">Il y aura des magasins ordinaires pour la garnison pendant trois semaines. L’ordonnateur prendra des mesures pour les renouveler.</p><p lang="fr-FR">Il y aura un hôpital avec les médicaments et chirurgiens nécessaires pour panser 200 blessés, et un autre séparé pour 100 malades.</p><p lang="fr-FR">L’ordonnateur me remettra, avant mon départ d’El-Arich, le procès-verbal qu’il fera faire par le commandant de la place, le commissaire des guerres et le garde-magasin, pour constater l’état des magasins. Il leur fera connaître que la moindre dilapidation sera punie de mort.[^7]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span> La<i> Correspondance</i> indique la <i>3è </i>qui n’existait pas dans l’armée d’Orient. Il s’agit bien, comme nous l’indiquons ici, de la 13<sup>e</sup> demi-brigade de ligne [^2]: Sanson. [^3]: Dommartin. [^4]: Cambise. [^5]: Junot. [^6]: Daure. [^7]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 4164, d’après le dépôt de la Guerre.</body>