CG2-4355.md

identifiantCG2-4355.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1799/05/24 00:00
titreNapoléon au général Berthier, chef de l’État-Major général de l’armée d’Orient
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 4355. - </b>Au général Berthier, chef de l’État-Major général de l’armée d’Orient</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Jaffa, 5 prairial an VII [24 mai 1799]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">L’adjudant général Boyer portera avec lui les drapeaux turcs. Il aura soin, dans tous les villages où il passera, de les afficher comme trophées de victoire.</p><p lang="fr-FR">Lorsqu’il aura été informé à Salheyeh qu’il n’y a rien de nouveau au Caire, et qu’il se résoudra à faire partir le général Lannes avec son bataillon au Caire, il le fera accompagner par ces drapeaux. S’il y avait la moindre nouvelle douteuse sur le Caire[^1], il prendrait position à Salheyeh et se mettrait en communication avec Belbeis et Damiette, mais n’exposerait pas les officiers blessés, afin d’être maître de manœuvrer avec deux bataillons, selon les circonstances.</p><p lang="fr-FR">À Katieh, il enverra de ses nouvelles à l’adjudant général Alméras, pour lui faire connaître que je suis en marche pour l’Égypte, et que lui, qui forme l’avant-garde, arrive déjà avec deux bataillons ; que l’armée qui devait venir de Chypre a été complètement battue, et qu’il porte au Caire les 60 drapeaux que nous avons pris.</p><p lang="fr-FR">Si, à Katieh, il apprenait des nouvelles qui fissent penser que sa présence soit très nécessaire à Damiette, il ira toujours jusqu’à Salheyeh et écrira aux bateaux [sic] qui sont dans le lac de venir le prendre à San.</p><p lang="fr-FR">L’adjudant général Boyer mènera avec lui et fera garder avec le plus grand soin Abd-Allah-Aga[^2], qui commandait Jaffa pour Djezzar, et les seize principaux officiers des prisonniers turcs qui sont à Jaffa[^3].</p><p lang="fr-FR">Il déposera les uns et les autres dans la citadelle du Caire, ou dans un de nos forts, en ayant soin de les faire garder avec la plus grande attention, surtout le premier. Il les conduira comme des captifs avec les drapeaux, en annonçant qu’il en vient une grande quantité.</p><p lang="fr-FR">Enfin il écrira, dira, fera tout ce qui peut le faire entrer en triomphe.</p><p lang="fr-FR">Si les circonstances sont telles qu’il puisse aller droit au Caire, il aura soin de faire entrer les litières des quatre officiers qu’il a avec lui dans des jours différents ; il mènera avec lui celle du général Lannes ; Duroc, Croisier[^4], Arrighi[^5] resteront à Salheyeh et partiront avec les premières troupes qui passeront.[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Après l’échec de Saint-Jean d’Acre Bonaparte semble craindre une nouvelle insurrection. [^2]: Abd-Allah-Aga, gouverneur de Jaffa, fait prisonnier par les Français, détenu à la citadelle du Caire et exécuté le 9 juillet 1799 [^3]: Le 5 mai, Perrée a capturé un navire turc qui transportait 450 artilleurs et leur matériel. Il a débarqué ses prisonniers à Jaffa. [^4]: François Croisier. [^5]: Arrighi de Casanova, Jean-Toussaint (1778-1853), lieutenant puis capitaine à l’armée d’Orient, adjoint à l’État-Major général puis aide de camp de Berthier pendant la campagne de Syrie, il est grièvement blessé à Saint-Jean d’Acre. Il rentre en France avec son chef. [^6]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 4151, d’après le dépôt de la Guerre.</body>