CG2-4339.md

identifiantCG2-4339.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1799/05/02 00:00
titreNapoléon au général Kléber
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 4339. - </b>Au général Kléber[^1]</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, devant Acre, 13 floréal an VII [2 mai 1799]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">J’envoie tous les ingénieurs géographes[^2] qui sont au camp pour prendre le croquis du pays. Vous sentez combien il est essentiel de leur répartir la besogne, afin que j’aie le plus tôt possible un canevas du pays.</p><p lang="fr-FR">Nos pièces de 18 jouent depuis deux jours. La tour n’est plus qu’une ruine ; le flanc qui s’opposait au passage du fossé[^3] est ruiné. L’ennemi n’a plus qu’un seul canon qui tire ; sentant qu’il ne peut plus défendre ses murailles, il a couronné ses glacis par des boyaux, où il est protégé par la mousqueterie de la place et empêche l’abord des différentes brèches : cela nous engage dans des affaires pénibles. Une compagnie de grenadiers avait couronné hier la brèche ; ils sortirent de leurs boyaux avec tant d’impétuosité, qu’il fallut passer toute la soirée à les faire rentrer dans la place. Ils ont perdu beaucoup de monde. Nous avons eu 30 blessés et 12 à 15 tués, parmi lesquels le chef de la 85<sup>e</sup> de ligne[^4], qui était de tranchée. Après-demain nous plaçons nos pièces de 24 pour faire une brèche, et, dès l’instant qu’elle sera praticable, nous donnons un assaut général et en masse.[^5]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Au camp du Bazar. [^2]: Jacotin et Favier. La désignation de Favier a un motif qui mérite d’être rapporté. Lors de l’assaut du 25 avril, le sous-lieutenant du génie Fuseau de Saint-Clément (vers 1783-1799), ami intime de Favier, a été mortellement blessé. L’ingénieur s’en est pris publiquement à Bonaparte, le rendant responsable de cette mort. Le général en chef l’éloigne, dit-il, pour ne pas être contraint de le faire fusiller. [^3]: La contre-escarpe. [^4]: Davroux (Voir, n° 4294). [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 4113, d’après la collection Napoléon.</body>