| identifiant | CG2-4290.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1799/03/10 00:00 |
| titre | Napoléon à Poussielgue, administrateur général des finances de l’Égypte |
| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG2</i> - 4290. - </b>À Poussielgue, administrateur général des finances de l’Égypte</h1><p lang="fr-FR" style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Jaffa, 20 ventôse an VII [10 mars 1799]</h2><p lang="fr-FR"><br/> </p><p lang="fr-FR">Vous trouverez ci-joint une proclamation que j’ai faite aux habitants de ces provinces. Faites-la imprimer et répandez-la par tous les moyens possibles, envoyez-en deux cents exemplaires à Damiette et à Alexandrie, pour qu’il s’en répande dans le Levant, à Constantinople et dans la Barbarie[^1]. Je renvoie au Caire le chef des cheiks[^2], celui qui avait la place que j’ai donnée au cheik El-Bekri[^3]. Vous assurerez ce dernier que cela ne doit l’inquiéter en rien, et que je sais mettre de la différence entre mes vieux amis et les nouveaux. Engagez les négociants de Damiette à venir vendre leur riz à Jaffa. Nous avons ici une grande quantité de savon, engagez les négociants du Caire à venir en acheter. Ils savent que je protége le commerce ; ils n’ont à craindre ni avanies ni tracasseries. Il y a ici des articles qui manquent en Égypte, tels que le savon, l’huile, qu’ils apportent en échange du riz et du blé ; prenez toutes les mesures pour activer, autant que possible, ce commerce. Faites imprimer en arabe tout ce que Venture[^4] écrit au divan, en y faisant mettre les ornements que le cheik Modhdi[^5] jugera à propos, et répandez-le dans l’Égypte.[^6]</p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Terme usuel à l’époque pour désigner l’Afrique du Nord. [^2]: Le syndic des chérifs, c’est-à-dire le chef de tous les chérifs d’Égypte, Omar Makram qui avait suivi Ibrahim-Bey en Syrie. [^3]: El-Bekri [Al-Bakrî al-siddiqi], Khalil, cheick égyptien, membre du divan du Caire investi par Bonaparte de la fonction de syndic des chérifs d’Égypte. Au retour des Ottomans, il laissera mettre à mort sa fille compromise avec les Français. [^4]: Venture de Paradis, Jean-Michel (1739-1799), orientaliste, il avait accompagné Tott dans les Echelles du Levant en 1777 et fut longtemps attaché à l’ambassade de Constantinople. À l’armée d’Orient, il est premier interprète auprès de Bonaparte et membre de l’Institut d’Égypte. Il meurt de la dysenterie à Nazareth le 16 mai 1799. [^5]: El-Mohdi, secrétaire du divan. [^6]: <span></span> Charles Théodore Beauvais (général),<i> Correspondance inédite, officielle et confidentielle de Napoléon Bonaparte avec les cours étrangères</i>, en Italie, en Allemagne, et en Égypte, Panckoucke, 1819-1820, t. IV, p. 223.</body> |